Articles à lire sur le troubles cognitifs suite cancer !

Bon jour tout le monde,

Aujourd’hui ce n’est pas moi qui écrit, mais je souhaite vous faire partager divers articles intéressants voir très utiles quand on a des troubles cognitifs suit à un cancer : problème de concentration et de mémoire surtout !

En lisant cela vous vous sentirez moins seuls!

Et sachez que désormais les choses bougent puisque des ateliers ont été mis en place et vont s’étendre dans toute la France ou par une plate forme pour faire travailler nos méninges en vrac http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/01/26/24533-traitements-cancer-quels-effets-sur-memoire

https://vieetcancer.be/traitements/quand-le-cancer-nous-fait-perdre-la-tete-les-troubles-de-la-memoires-un-effet-secondaire-meconnu

et voici le lien de oncogite https://oncogite.com/

Publicités

Giraumon gratiné au chèvre

Bon jour tout le monde !

Alors cette fois ci cette recette n’a pas testée mais plutôt improvisée car je n’avais plus les ingrédients nécessaires pour refaire le gratin de giraumon au bleu d’Auvergne au lait de coco ! https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/09/27/gratin-de-giraumon-au-lait-de-coco-et-bleu-dauvergne/

J’ai donc repris la même méthode mais avec de la crème et du chèvre et c’est un délice ! Bien sur on peut le faire avec la courge !

TEMPS DE PREPARATION 15MN /TEMPS DE CUISSON 40MN

Ingrédients :

  • 1/2 giraumon (800g)
  • 2 oeufs
  • 20cl de crème fraîche ou crème de soja
  • 30g de fromage râpé
  • 3 chèvres ronds pas trop moelleux ni trop secs
  • sel, poivre

La recette :

  • Épépiner et éplucher le giraumon, le couper en gros cubes et le cuire 20mn à la vapeur douce.
  • Mélanger les oeufs, la crème, le fromage râpé, poivrer et bien saler.
  • Beurrer un plat à gratin (on peut ajouter au fond du plat une poignée de flocons de quinoa ou autre qui absorbera l’excédent de liquide que rend le giraumon)
  • Couper le chèvre en petites tranches
  • Disposer une partie des cubes de giraumon bien serrés en les écrasant un peu avec une fourchette et mettre quelques tranches de chèvre puis recouvrir à nouveau des cubes de giraumon finir par des tranches de chèvres
  • verser le mélange aux oeufs dessus
  • Enfourner 20 mn th7 + 5mn de grill

Bon appétit

Octobre rose et ses dérives, dérivés!

Bon soir tout le monde,

Ce soir petit coup de gueule !

Forcément vous n’avez pu échapper au fait que le mois d’octobre est consacré à la campagne de dépistage pour le cancer du sein, à la recherche pour ce cancer. L’octobre Rose.


Evidemment, l’initiative à la base est à honorer. Elle permet de rappeler à tous que de nombreuses femmes (et même des hommes aujourd’hui il faut le savoir) luttent contre cette maladie, que certes la recherche a fait beaucoup de progrès pour soigner ces malades voir les guérir, que le dépistage est primordial (et pas que la mammo hein la palpation régulière du sein aussi!) mais qu’il y a encore de personnes qui en meurent aujourd’hui.

On entend souvent « le cancer du sein çà se soigne bien ». On ne peut pas minimiser, aucun cancer ! et hélas il y a aussi des cancers du sein métastasiques ! Je n’en parlerai pas ici car je ne suis pas assez bien placée pour l’expliquer. Mais je vous invite à écouter Catherine sur sa page facebook « les crabes dansent au croisic » qui a aussi poussé son coup de gueule sur octobre rose et ses dérivés ! Elle qui vit entre rémission et récidives depuis des années https://www.facebook.com/LescrabesdansentauCroisic/videos/407175966818304/UzpfSTM5MTYwOTU0MTM1NjM1MTo3MTI3ODM4MDkyMzg5MjE/?_nc_cat=110&_nc_oc=AQmh9OP8oGXfir6xoQVtLbUIGAgs3DQ6x9ah_pUt2QuNWxGHlwY6qGwrFoEcJclYO6X8gJHvgfSo6yfronhTLUVt&_nc_ht=scontent-cdg2-1.xx&oh=8fdd59f7f1d1ff11e32fac648d822468&oe=5E270D7D&dl=1

Pour ma part, j’ai quelques remarques à faire sur les dérives et dérivés d’octobre encore une fois cela n’engage que moi !

Etant sur Facebook, voilà 5 jours que je vois défiler des semblants de jolies initiatives de commerçants promulguant :

Pour tel article acheté 1e versé pour la ligue contre le cancer

ou pour une coupe de cheveu ou soin 5% reversé pour la ligue du cancer un verre de rose offert par la ligue contre le cancer (entre parenthèse je lui ai suggéré de récolter les cheveux pour les envoyer à Solidair qui les transforme en perruque pour les personnes perdant leur cheveu pendant le cancer)

Je vais peut être directe, mais pourquoi qu’au mois d’octobre, pourquoi que pour le cancer du sein ? Il faut pas se leurrer, derrière ce geste se cache forcément le voeu de booster leur vente non vous ne croyez pas ?

Demandez à celles qui se battent comment elles le ressentent ?

Autre acte qui me fait hérisser mes poils ce sont les produits dérivés (d’où mon titre) ; comme le dit très bien Catherine, l’argent il faut qu’il aille à la recherche, à des associations qui œuvrent pour le bien être des malades et de leurs proches pas dans des stylos octobre rose ou je ne sais quoi ! Donc attention, à tous les appels ils ne sont pas tous bons !

Enfin , le dernier petit agacement sur facebook ce sont ces partages impersonnels qu’on te demande de faire où t’as l’impression qu’on parle qu’à toi parce que çà commence par « coucou ma belle » peux tu partager ce coeur…. sur ton mur Facebook, sans aucun commentaire, seulement un cœur, ensuite envoie ce message à tous tes contacts féminins . C’est seulement pour que les femmes se souviennent que c’est la semaine de prévention du cancer du sein. Tiens ton doigt sur ce message et fais transférer

Trop facile hein ! Je ne suis pas contre pour qu’on rappelle :

qu’il faut faire sa mammo et se palper (mais est ce que vraiment vous même qui l’avez envoyé, l’avez vous fait ou vous avez direct pris le rdv pour la mammo?)

que des personnes souffrent de ce cancer même si honnêtement est ce que vous pensez que çà va faire avancer la science (je veux dire est ce qu’en recevant ce message, on va faire un don ?) parce que nous qui avons eu le cancer, c’est bien cela ce qu’on attend : des progrès pour qu’un jour on guérisse tous du cancer, ou aussi que des fonds soient levés pour avoir davantage de soins de support afin de mieux supporter les effets secondaires physiquement et psychologiquement.

Ces messages veulent dire surement ‘on pense à vous »

Mais ce qui m’a toujours irrité c’est qu’on l’envoie en nombre en message privé, sans même finalement faire attention à qui on s’adresse. Or, lorsque j’étais malade, j’en ai reçu pas mal par des « amis facebook » et ces mêmes personnes au courant de mes traitements et ses effets ne me demandaient pas de mes nouvelles peu ou jamais ! Donc on pense à vous….mais !

Pourtant, quiconque ici a ou a eu hélas surement dans son entourage une personne atteinte du cancer, et honnêtement ne croyez vous pas qu’il serait aussi utile de lui envoyer un petite message du genre « comment te sens tu ? » « je pense bien à toi » « je suis là » plutôt que de lui partager ces phrases toutes faites ?

Et pensez y aussi quand vous mettez votre jolie photo de profil avec votre ruban rose !

Par contre, je souhaite dire que Facebook n’a pas que mauvaise presse à ce niveau là car de magnifiques initiatives sont partagées aussi pendant ce mois et même toute l’année ,des associations, des marches, des courses, ont vu le jour et je leur tire mon chapeau

Voilà maintenant qu’octobre rose, mars bleu… continuent mais dans le bon sens sans dérive ni dérivé

Je vous laisse commenter !

Mes articles de septembre 2019 en 1 clic

Bon jour tout le monde,

Le petit résumé de mes articles de septembre assez variés : il y en a pour tout le monde !

Mes potions magiques bonnes pour la santé (les avez vous testées ?)

L’oxymel https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/09/06/loxymel-remede-grec-depuis-lantiquite/

Le Kéfir : comment l’aromatiser ? Perso, j’ai essayé thym romarin, menthe poivrée, basilic et pomme cannelle et vous ? https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/09/15/tas-kiffe-le-kefir-aromatise-le/

Une recette originale : gratin de giraumon au lait de coco et bleu d’Auvergne https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/09/27/gratin-de-giraumon-au-lait-de-coco-et-bleu-dauvergne/

Un sujet qui nous parle pour beaucoup d’entre nous : quand rémission rime avec dépression https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/09/09/quand-remission-rime-avec-depression-article-qui-me-parle/

Un autre regard aussi sur l’après cancer : la peur de la récidive, sujet très lu de mon blog ; çà nous parle tellement ! https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/09/20/peur-de-la-recidive-pourquoi-persiste-t-elle-et-comment-la-gerer/

et toujours des pensées à méditer https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/09/19/pensees-du-jour-bonjour-24/

https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/09/29/pensees-du-jour-25-et-bonus-humour-avec-clin-doeil-a-2-amies-cheres-a-mon-coeur/

Gratin de giraumon au lait de coco et bleu d’Auvergne

Bon jour tout le monde

Aujourd’hui je cuisine un légume que peut être vous ne connaissez pas tous ? Le giraumon !

Moi-même , je n’en connaissais pas l’existence jusqu’à ce que mon mari en fasse pousser dans son jardin.

Celui-ci ressemble fortement au potiron. On peut donc le cuisiner de la même façon. Il est très apprécié des antillais.

Mais comme j’aime changer et surtout oser des nouvelles recettes, je n’ai pu résister à celle-ci dont l’association de giraumon, lait de coco et bleu détonne!

Vous ne serez pas déçu et en plus elle est facile à réaliser et bien sur conviendra aux végétariens !

Si vous n’avez pas de giraumon, utilisez le potiron !

RECETTE HEALTHY

Le giraumon :

  • bon pour la vue et pour la peau grâce à sa forte teneur en caroténoïdes
  • aide à limiter le risque de cancer grâce à la bêta-carotène, un antioxydant qui peut jouer un rôle dans la diminution du cancer ; Riches en zinc et en caroténoïdes, le giraumon serait idéal pour se protéger contre le cancer de la prostate
  • stimule le système immunitaire : Le giraumon est une petite bombe nutritionnelle. La quantité d’une tasse de giraumon cuit contient plus de 11 mg d’éléments nutritifs, soit près de 20 % des 60 mg des recommandations en apport nutritionnels conseillés par jour pour les femmes. Quant aux hommes, ils devraient prendre au moins 75 mg.
  • aide à garder la ligne (si on n »y met pas d’autres ingrédients caloriques bien sur !) Ce légume est essentiellement composé d’eau, a une excellente source en fibres et contient peu de calories. Ce qui fait que lorsqu’on en consomme, on se sent vite rassasié.

sources : objectif santé

RECETTE SIMPLE

TEMPS DE PREPARATION 15MN /TEMPS DE CUISSON 40MN

Ingrédients :

  • 1/2 giraumon (800g)
  • 2 oeufs
  • 12cl de lait de coco (non sucré)
  • 30g de fromage râpé
  • 60g de bleu
  • sel, poivre, muscade

La recette :

  • Épépiner et éplucher le giraumon, le couper en gros cubes et le cuire 20mn à la vapeur douce.
  • Mélanger les oeufs, le lait de coco, le fromage râpé, poivrer, muscader, et bien saler.
  • Beurrer un plat à gratin (on peut ajouter au fond du plat une poignée de flocons de quinoa ou autre qui absorbera l’excédent de liquide que rend le giraumon)
  • Disposer les cubes de giraumon bien serrés, verser le mélange aux oeufs dessus
  • Couper le bleu en tranches fines et les disposer sur le tout
  • Enfourner 20 mn th7 + 5mn de grill

Bon appétit

Peur de la récidive : pourquoi persiste-t-elle ? et comment la gérer ?

Bon jour tout le monde,

Il y a 3 ans aujourd’hui j’apprenais une bien triste nouvelle : une rechute pulmonaire https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2018/04/03/itineraire-dun-colon-gate-acte-iii/

Me vient donc ce sujet d’article aujourd’hui!

Pour ceux et celles qui ont déjà eu un cancer, vous devez vous demander pourquoi je pose cette question car il semble évident que nous l’avons tous cette peur de la récidive une fois que nous avons été touchés. Mais je souhaite en parler pour plusieurs raisons .

POURQUOI LA PEUR DE LA RECIDIVE PERSISTE T ELLE DES ANNEES APRES DE REMISSION ?

Quand les examens approchent….

Tout d’abord, pour expliquer à l’entourage, à ceux qui sont près de nous, que même des années après de rémission, cette peur qui est en nous n’est pas une psychose mais une peur qui peut devenir hélas réalité même des décennies après.

Je ne viens ici juger personne car je comprends que par méconnaissance ou parfois même pour rassurer la personne malade, le réflexe est de dire : quand les examens approchent : « çà va aller », ou « de quoi as tu peur ? » « Je suis sur que tu auras rien ». Même si cela part d’une bonne attention, imaginez que vous n’avez jamais eu de cancer et que vous allez faire un simple examen de contrôle type mammographie, ou coloscopie : qu’avez vous ressenti avant l’examen, et en attendant les résultats ? Malgré toute positive attitude, je pense que quiconque a une appréhension non ? Partez vous en vous disant ‘ »de toute façon j’aurais rien? »Alors, imaginez une personne qui a eu un cancer (sans parler des cas comme le mien stade 4 métastasique) comment pensez vous qu’elle puisse partir tranquille à l’examen et hélas ce ne sont pas ces mots qui l’apaiseront. Ce qui la rassurera c’est de voir la phrase :  » pas d’anomalie ». J’ai parfois envie de répondre quand on me dit que je n’aurai rien peut être ironiquement : pourquoi finalement je vais faire le contrôle ? j’ai déjà la réponse ! pourquoi mon onco persiste t elle à me faire des examens tous les 4 mois ?

Il faut comprendre qu’à partir du moment où on a eu un cancer, on n’est jamais vraiment serein. Bien sûr, on n’y pense pas constamment, mais à l’approche des examens, même des années après de rémission, l’épée Damoclès est toujours là. Cette peur n’est donc pas pathologique mais bien justifiée.

Vous me direz alors que dire à la personne ? Juste dire que vous pensez à elle, et lui demander des nouvelles au moment des résultats. Oui car c’est quelque chose parfois difficile à comprendre. Lorsque les traitements sont terminés, que vous êtes en rémission, beaucoup de personnes pensent que c »est fini et oublient (je parle de personnes proches amis…) de vous demander vos résultats comme si aujourd’hui ce n’était pas aussi important. Alors que çà l’est tout autant que pendant la maladie voir davantage, car on est sorti d’affaire et on a cette angoisse de rechuter et repartir dans les chimios !

Je remercie d’ailleurs toutes ces personnes, amies qui prennent toujours le temps malgré leurs soucis (certaines se reconnaîtront) de prendre toujours de mes nouvelles.

Quand une douleur suspecte survient…

Un autre moment où la peur peut survenir, c’est lorsqu’une douleur ou un symptôme persistant survient. Pour peu, qu’il soit au même endroit où on a eu une tumeur, et l’angoisse monte. Encore une fois, certains pour nous rassurer nous diront : « moi aussi j’ai souvent mal là ». ou « tu sais çà peut être… » En vérité, dans notre cas, oui çà peut être…. comme vous, mais avec nos antécédents on ne peut pas prendre le risque de se dire seulement « çà peut être… » Preuve de mon oncologue qui récemment suite à une douleur à l’aine qui durait depuis un mois, m’a fait faire tous les examens pour écarter un doute : écho, coloscopie, scanner.Je remercie d’ailleurs encore une fois celles qui m’ont dit : « n’attends pas, appelle ton onco, ne reste pas dans l’inquiétude, il vaut mieux plus que pas assez ».

Alors bien sur, il ne faut pas devenir hypocondriaque, mais écouter son corps. Je parlerai plus loin comment j’essaie de gérer au mieux cette peur pour qu’elle ne fasse pas partie de ma vie trop souvent.

Parce que la maladie est sournoise…

Mais si j’ai écrit cet article c’est suite à une photo qui est revenue sur Facebook, vous savez le fameux « vous avez des souvenirs » où facebook vous remet un post ou une photo d’il y a 1,2,3 ….ans.

C’est celle que vous voyez en en tête : cette photo date de quelques jours avant ma rechute. Tranquille sur la plage en train de prendre mon petit déj (oui un moment simple que j’adore!)

En la regardant, et je pense que vous aussi, je me suis dit, comment j’aurais pu deviner que quelques jours après, suite au scanner de contrôle, on allait m’apprendre que j’avais 3 métastases aux poumons ?

Tout çà pour vous dire et sans vouloir vous effrayer (puisqu’inversement cette année malgré ma douleur suspecte je n’ai rien) cette photo démontre que notre peur est justifiée car ce n’est pas parce qu’on parait « en forme », avec le sourire aux lèvres que tout va bien. Même moi, à part ma fatigue importante qui m’inquiétait un peu (mais qui pouvait venir des suites de la chimio) je ne soupçonnais pas une minute ce qui m’attendait le 20 septembre 2016. Le cancer est sournois !

Voilà pourquoi aujourd’hui sans y penser en permanence, je reste sur mes gardes. J’ai gagné de belles batailles face au cancer, mais il m’est difficile de rester sereine.

Ma psy me dit souvent : qu’on peut mourir aujourd’hui de n’importe quelle façon certes ! Qu’on est tous en sursis, même sans avoir une maladie grave. Mais comme je lui réponds, ce n’est pas tant la maladie ou même la mort qui nous font peur mais le fait de savoir qu’on devrait repartir pour des chimios et son lot d’horreurs ! Pour moi ce fut à la fin un traumatisme auquel je n’ose même pas penser un jour revivre !

Alors comment gérer cette peur pour qu’elle ne devienne pas trop envahissante?

COMMENT GERER AU MIEUX LA PEUR DE LA RECIDIVE ?

Je ne donnerai pas ici de remèdes « miracle » mais partagerai simplement ma façon de l’appréhender, de mieux l’apprivoiser. Chacun est différent face aux événements de la vie.

Comment je gère l’angoisse du aux examens de contrôles ?

Tout d’abord, sachant que j’ai 4 mois de répit entre les contrôles qui sont la première source d’angoisse, j’essaie de profiter des moments simples de la vie et de ne pas y penser. Je garde en mémoire une phrase d’un malade sur un forum qui n’est plus là hélas aujourd’hui : « Le cancer nous pourrit déjà assez bien la vie, pour qu’en plus on le laisse gâcher des bons moments ».

Cette parole m’aide à ne plus me créer de stress inutile des mois avant ! Ce n’est que lors de l’appel du service « médecine nucléaire » qui me fixe le rdv du petscan que je commence à repenser à mon épée ! Mais je m’oblige à présent, une fois les rdv fixés à continuer à profiter de ma vie jusqu’on va dire ….2/3 jours avant.

Pour ma part, j’ai également fait le choix de ne pas regarder mes résultats tant que je n’ai pas vu l’oncologue. Rangés dans un tiroir loin de ma vue ! Et j’essaie d’avoir le rdv le plus proche possible de l’examen.

Je conseillerai d’ailleurs à toutes personnes qu’elle ait un cancer ou non, de ne pas regarder les rapports d’examens ni d’aller les interpréter sur le net !

OK ! On l’a tous fait, moi la première ! Mais personnellement, je me suis faite trop de frayeur pour rien ! C’est terminé !

Comment je gère le stress du à une douleur suspecte ?

La seconde raison de notre peur c’est lorsqu’on a une douleur ou un symptôme suspect. Avant ma maladie, j’avais tendance à attendre que çà passe. Mais il y a 4 ans cela m’a coûté cher de réagir ainsi (occlusion et la suite vous connaissez.. sinon voici le lien https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2018/04/02/itineraire-dun-colon-gate-acte-i/).

Donc, si on a eu un cancer, on a forcément plus l’idée qui nous vient en tête d’une récidive et l’inquiétude monte forcément.

Je pense qu’il faut sans se faire des films noirs, aller consulter et dans le doute demander des examens supplémentaires. Le meilleur placé, à mon avis est l’oncologue qui vous suit. Peut être vous les ferez pour rien, mais au moins vous serez rassurés et surtout dans le cas contraire, vous ne passerez pas à côté d’un problème éventuel tel qu’il soit.

Encore une fois, il faut écouter son corps.

Dans mon cas, ce qui est le plus difficile c’est d’avoir entendu des médecins et notamment de mon oncologue, que comme c’est un cancer stade 4 métastasique et que j’ai rechuté sur un autre organe, la maladie deviendra chronique, que je ne suis pas guérissable, qu’on sait que çà reviendra ! On m’a même parlé de PAUSES thérapeutiques de 3 mois (yes çà fait 2ans et 2 mois !)

Oui paroles pas très encourageantes voire déprimantes, et sans vous mentir, ce fut même un coup de massue. Quelque part, je leur en veux un peu d’avoir été bruts car dans mon cerveau ces phrases raisonnent ne me laissant que peu de sérénité. Mais de l’autre, cela m’a donné aussi la niac pour tout faire afin de ne pas rechuter. Tout ce que j’ai mis en place :

piqure de gui https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2018/04/12/ma-1ere-resolution-contre-le-cancer-les-piqures-de-gui/,

traitement métabolique https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2018/04/28/3eme-resolution-contre-le-cancer-le-traitement-metabolique-une-reponse-aux-cellules-cancereuses/

changement d’alimentation https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2018/05/29/comment-jai-change-mon-alimentation-sans-frustration-des-recettes-plus-healthy/

Bref je veux contrer le pronostic !

On a d’ailleurs essayé de me rassurer en me disant il n ‘y a pas que le cancer qui est une maladie chronique, de nombreuses personnes vivent très bien avec comme le diabète. Oui c’est vrai, mais sans vouloir minimiser cette maladie avec des traitements contraignants, la différence c’est que la solution pour soigner le cancer à savoir la chimio (la plupart du temps) est un poison, elle a le rôle à la fois de détruire les mauvaises cellules mais aussi les bonnes à contrario d’autres traitements de maladies chroniques qui permettent de soigner sans autant d’effets secondaires. La chimio est une hantise et savoir qu’on devra passer par là pour survivre est comme un traumatisme.

J’essaie donc aujourd’hui de continuer à croire en mes remèdes naturels même si je ne saurai jamais s’ils sont la raison de ma rémission et d’ailleurs je n’incite personne à les prendre car chacun doit se soigner comme il l’entend et surtout suivi par un médecin.

Rester actrice me permet de mieux gérer cette peur.

QUELLES AUTRES SOLUTIONS POUR MIEUX GERER SA PEUR ?

Personnellement, j’utilise de nombreux outils pour mieux gérer le stress engendré par la peur :

  • La méditation
  • la sophrologie
  • le qi gong
  • la marche dans la nature
  • des exercices de respiration
  • le yoga
  • continuer à faire des projets
  • danser une vraie thérapie pour moi..

J’aimerais avoir aussi vos témoignages , comment vous gérez cette peur ? Avez vous toujours peur des années après de rémission ? Est ce qu’il est difficile pour vous, l’aidant, l »ami de comprendre ou d’aborder le sujet avec le malade ? Que faites vous pour l’accompagner ?

Je pense qu’en en parlant on se sent moins seul, non ?

T’as kiffé le Kéfir ?: aromatise le !

Bon jour tout le monde

Récemment, je vous ai partagé la recette et les bienfaits du kéfir de fruit https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/08/25/je-kiffe-le-kefir-un-allie-sante/

L’avez vous testé ? L’avez vous kiffé ?

Pour ma part, j’en suis devenue une habituée ! C’est presque devenu un rituel ! Et quand il fait chaud, cette limonade non sucrée raffraichit bien. Et en plus, elle est bonne pour notre santé !

On aurait tord de s’en priver.

Pour varier les plaisirs, j’ai testé plusieurs façons d’aromatiser.

Certes, comme son nom l’indique c’est un kéfir de fruit mais comme j’évite trop de glycémie dans mon alimentation et donc dans mes boissons, j’aromatise pour l’instant qu’avec des herbes : j’ai utilisé les herbes de mon jardin !! Le basilic, la menthe poivrée en mettant directement les feuilles dans la bouteille en seconde fermentation. Le goût n’est pas très prononcé.

J’ai donc essayé de faire une infusion aussi de thym et romarin que j’ai laissé refroidir avant de la rajouter à ma boisson.

Mais si vous aimez un gôut plus sucré ou particulier voici quelques idées. Cependant, n’oubliez pas que quelque soit votre choix, il se rajoute en seconde fermentation (une fois que vous aurez filtré après 24h les grains de kéfir, les figues et le citron)

Vous pouvez donc :

  • booster le taux d’alcool et la pétillance en ajoutant une c. à c. de sucre. Le kéfir transforme le sucre en alcool, ou bien,
  • ajouter un peu de miel par exemple (1/2 à 1 cuillère à café) ATTENTION plus c’est sucré plus çà pétille !
  • sirop de fruits : 10 à 20ml pour 1 litre
  • apporter un goût particulier grâce à un petit apport :
    • de fruits frais ou secs bio de préférence(quelques petits fruits entiers, morceaux ou tranches de fruits, fruits mixés, jus de fruits frais…). ATTENTION, les fruits frais sont sucrés donc le risque d’explosion est plus importante, préférez dans ce cas fruits secs ou jus de fruits frais à raison de 20% de jus par rapport à la contenance totale et bien remplir la bouteille (ne laisser qu’1cm entre le bouchon et le liquide)
    • de la vanille (un bâtonnet, ou de la poudre ou éventuellement du sucre vanillé)
    • d’épices (cannelle (en bâton ou en poudre), gingembrecardamome (poudre, gousse ouverte avec ses grains ou grains de la gousse),  anis vert (en grains ou en poudre), anis étoilé ou badiane (étoile ou poudre),… ),
    • de fleurs (par exemple de l’hibiscus (karkadé ou bissap) qui donnera une très belle teinte rouge à la boisson), fleurs de sureaupétales de roses,…
    • de plantes fraîches (menthe, verveine, mélisse, verveine citronnelle, géranium citronnelle, feuilles de cassis, de framboisier, de ronce, d’amandier, de pêcher, gingembre, thym, ortie, sauge, ciboulette, persil… )… soit directement la feuille fraîche ou sèche soit une infusion qu’on aura refroidie
    • et pourquoi pas des légumes (par exemple du jus de carottes ou de betteraves crues obtenus à l’aide d’un extracteur de jus)…
    • 1 ou 2 c. à s. d’hydrolat ou eau florale  bien parfumé par exemple de l’eau de fleur d’oranger, de l’eau de mélisse,…
    • une essence d’agrumes (2 à 4 gouttes préalablement diluées dans une c. à s. de sirop de sucre) par exemple à l’orange, orange sanguine, citron, citron vert, bergamote, clémentine…
    • de caramel,
    • de café (par exemple deux dosettes de café instantané par litre),

Et vous comment aromatisez vous votre kéfir ?

Merci de partager vos idées

Quand rémission rime avec dépression (article qui me parle)

Bon jour tout le monde,

Il y a quelques temps j’avais rédigé un article sur le « cancer blues » https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2018/09/14/cancer-blues/. A cette époque d’ailleurs, je ne pensais pas partir en dépression rapidement. (je vais mieux depuis, je vous rassure, même si le moral parfois me joue des tours !)

Et je suis tombée sur cet article de Marie-Claire, qui révèle complètement le contre coup de la maladie, l’incompréhension de l’entourage face à notre état dépressif alors qu’on n’a plus de traitement. Bref, je souhaitais vous le partager car comme moi, je pense après l’avoir lu, on se sent bien moins seule et aussi pour les personnes qui côtoient des malades afin de mieux les comprendre

Article de Marie-Claire octobre 2018 :

Contrairement à ce qu’on imagine, la fin des traitements anti-cancéreux ne procure pas toujours un sentiment de bonheur immédiat. Certes tous les patients sont soulagés d’avoir vaincu « le crabe » et d’arrêter la chimiothérapie ou les rayons. Mais quand le corps a expulsé la maladie, c’est le moral qui lâche.

« Le coup de blues après traitement est assez fréquent, constate la psycho-oncologue Audrey Ginisty, auteur du blog lapsyquiparle.fr*. Au moment de l’annonce du cancer et pendant toute la durée des traitements, on ne réfléchit pas, on fonce. Les patients sont dans l’action : ils luttent contre la maladie qui canalise toute leur attention. Beaucoup prennent conscience seulement après de tout ce qu’ils ont endurés, une fois les traitements terminés ». Après l’état de choc et la combativité, une dépression réactionnelle peut ainsi s’installer.

Faire le deuil de sa maladie

Aussi paradoxal soit-il, il n’est pas simple de tourner la page du cancer et de son vécu de malade. « Ma famille et mes amis me disaient tous : super, tu es guérie ! Tu dois flotter sur un petit nuage et avoir envie de faire la fête, se souvient Caroline qui a traversé cette épreuve. Comment leur dire que j’allais mal, que je ne me sentirai plus jamais normale, plus jamais comme avant ? » La maladie laisse des traces ancrées profondément dans la chair.

« Il faut faire le deuil du cancer. Beaucoup de patients se sentent soudain abandonnés du corps médical, comme lâchés dans la nature après des mois de suivi très encadré. Ils sont livrés à eux-mêmes, en perte de repères« , observe l’hypnothérapeute Anne Boutelant** qui aide des anciens malades à remonter la pente et à se projeter dans un « nouveau moi ». Dans cette société où les injonctions au bonheur sont permanentes, le mal-être est peu accepté, surtout chez une personne sensée exploser de joie.

Une immense fatigue à surmonter

Deux ans après la fin des traitements, 80% des personnes en rémission subissent encore une très grande fatigue. 65% des femmes présentent aussi des troubles de la sexualité : perte de libido, sécheresse vaginale intense qui empêche toute pénétration… Sans compter les douleurs susceptibles de persister suite aux interventions chirurgicales notamment, pour extraire la tumeur et reconstruire un sein par exemple. « Il faut aussi se réapproprier le sommeil et accueillir ses peurs qui ne partent pas avec la maladie« , explique Anne Boutelant.

Après avoir été aux petits soins pour le malade pendant la phase de traitement, l’entourage a aussi lâché la bride. Le conjoint est moins attentif et a cessé de gérer la totalité des corvées quotidiennes, les enfants recommencent à multiplier les caprices, les amis téléphonent moins souvent pour prendre des nouvelles… « Je n’ose pas me plaindre, témoigne Christelle, en rémission depuis huit mois. Tout le monde a longtemps pris sur soi. Maintenant que je suis guérie, difficile de leur demander autant de sollicitude et d’aide qu’auparavant ».

Une blessure à cicatriser

« Beaucoup de femmes ont le moral en berne plusieurs années après leur cancer du sein, souligne Claire Lesrel, responsable des soins de support aux Thermes La Roche-Posay qui accueillent chaque année 2500 personnes en cure post-cancer. Elles doivent cicatriser leur peau mais aussi leur psychique car il faut du temps pour renouer avec son image et retrouver la confiance en soi. Ce n’est pas simple de baigner dans le bonheur quand on conserve une épée de Damoclès au-dessus de sa tête car qui dit rémission ne dit pas forcément guérison ». La crainte de la récidive persiste en effet longtemps. « Les examens de contrôle réguliers (à 3 mois, 6 mois, un an, etc…) les ramènent toujours à la maladie et suscitent une énorme anxiété, ajoute Claire Lesrel. De plus, après la chimiothérapie, beaucoup de femmes prennent durant 5 à 10 ans un comprimé quotidien d’hormonothérapie qui leur rappelle en permanence qu’elles ont eu un cancer du sein. Sans compter les effets secondaires – douleurs musculaires et articulaires, prise de poids, parfois bouffées de chaleur… – qui vont avec ». Nombre d’anciennes patientes se plaignent aussi de troubles de mémoire qui les insécurisent. « La chimio m’a bouffé des neurones », disent-elles.

La vie familiale parfois ébranlée

Un cancer est une affection de longue durée (ALD) qui nécessite un arrêt de travail prolongé. Du coup, des problèmes financiers se posent au sein des foyers car les indemnités journalières s’élèvent à 50% du salaire de base (plus de 66% si on a 3 enfants). Certaines femmes sont très épaulées par leur compagnon mais d’autres se retrouvent seules car elles étaient déjà célibataires ou ont été quittées par leur conjoint à l’annonce de la maladie. Le cancer est un tremblement de terre au sein du couple qui s’exprime aussi parfois dans l’après-cancer. Toute la famille a été déstabilisée par cette épreuve, ce qui conduit à redéfinir les priorités de vie. Des couples solides volent ainsi en miettes une fois les traitements finis.

Et si cette déprime était utile ?

« Il ne faut surtout pas culpabiliser si on se sent très fatigué et déprimé à ce moment-là, assure Audrey Ginisty. Cette phase de blues est utile, elle fait partie du chemin car le repli sur soi est nécessaire pour digérer toutes les émotions passées, prendre conscience de ce qu’on a vécu et envisager le futur ». Cette période de convalescence psychique peut durer une bonne année, voire plus avant qu’un nouvel équilibre s’installe. « On ne peut pas faire comme si la maladie n’avait jamais existé, remarque Anne Boutelant. Il ne faut pas la nier et accepter d’aller mal. Après autant de souffrances, on reprend une autre vie, jamais exactement celle d’avant. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à se faire aider par un professionnel pour appréhender au mieux cette phase de transition ».

« Une prise en charge psychologique après un traitement du cancer n’est pas un luxe, estime Audrey Ginisty. Quelques patients redoutent de reparler à nouveau de leur malade, pensent que cela ne servira à rien, mais c’est tout le contraire. Cela va agir sur la perception de leur vécu et leur permettre de trouver les ressources intérieures nécessaires pour se reconstruire ». Des psychologues spécialisés sont présents dans tous les services d’oncologie. Les consulter est un pas de plus vers la vie

*La psy qui parle propose des stratégies pour rester acteur de sa vie face à la maladie et une formation vidéo gratuite pour apprivoiser la fatigue liée aux traitements http://lapsyquiparle.fr/ressources-gratuites/

Franchement, çà me parle, j’ai mis en gras d’ailleurs toutes les phrases que j’aurai pu dire! et vous ? COMMENT AVEZ VOUS VECU VOTRE APRES CANCER ?