DEFI DE L’ETE : le bilan ?

 

bilan

Bon jour tout le monde

Au début de l’été, j’avais lancé le DEFI à vous chers lecteurs et lectrices et à moi-même de consacrer 10 minutes par jour pour MEDITER

Dans cet article, je vous avais parlé des bienfaits de la méditation, quelques astuces pour s’y mettre et également mes tests d’application pour s’aider.

VOTRE BILAN :

Alors aujourd’hui, je reviens vers vous pour faire un bilan. Je vous partage le mien mais j’aimerais aussi :

  • si vous avez pu vous y mettre ?
  • si çà a été compliqué de trouver ces 10 minutes par jour ?
  • si vous n’aviez pas envie ?
  • si çà vous a apporté du bien être et lequel ?
  • quelles applications vous ont aidé ? (sans vouloir faire de pub !)
  • vos impressions, remarques, astuces qui intéresseront surement ceux et celles qui souhaitent s’y mettre ?

MON BILAN :

  1. J’ai bien pris le rythme les 3 premières semaines avec mes applications gratuites et avais un certain besoin de le faire au bout de 10 jours.
  2. Je me suis donc abonnée à PETIT BAMBOU pour 4,99e par mois ce qui est peu finalement quand on voit les prix des méditations guidées en groupe (entre 5 et 10e une heure et qui ne permettent pas de le faire tous les jours).
  3. Depuis cet été, je médite régulièrement, je l’avoue il y a des jours où je ne le fais pas mais c’est rare. En plus, comme tu as payé, tu te dis, je vais quand même l’utiliser ! non je plaisante !
  4. je ressens un certain bien être et je m’endors plus facilement
  5. je gère parfois grâce  à la méditation certains moments de stress (surtout quand les gens me stressent !!!!)

EN QUOI L’APPLI PETIT BAMBOU (ou une autre) M’A AIDEE ?

L’appli PETIT BAMBOU offre énormément de séances. Cependant, j’ai constaté que certaines se ressemblent et peuvent être lassantes ! Ceci dit elles permettent de s’habituer à un guidage qui peut conduire à le faire seul ensuite à force de le répéter.

Les séances sophro sont super aussi, et je m’aperçois que celles-ci me conviennent mieux que la méditation car la visualisation me permet davantage de me centrer sur mon corps et ma respiration et éviter les bavardages du cerveau si vous voyez ce que je veux dire ! (ex : qu’est ce que je vais faire à manger ce midi ? ou mince j’ai oublié de faire çà ! etc)

Si vous avez des conseils ou des plans sophro à nous conseiller je suis preneuse !

Ce qui est sympa aussi c’est que PETIT BAMBOU t’envoie des mails pour te dire « tiens, on ne vous a pas vu depuis longtemps ! » Et te donne des conseils après certaines séances.

L’avantage de ces appli, c’est que vous pouvez le faire partout !

Bref c’est tout bénéf !

Bon, je ne suis pas encore dans un rythme de moine tibétain, mais je suis assez fière d’avoir réussi à être assez régulière et surtout consacrer du temps pour mon bien être !

Alors, je serai ravie de lire votre expérience, vécu, remarques.

Ça serait sympa de les partager en commentaires !

Et pour les autres, essayez, çà ne coûte rien ! C’est également une prévention!

 

 

 

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Pensées du soir 5

« Hier n’est qu’un rêve et demain une vision. Mais bien vécu, l’aujourd’hui fait de chaque hier un rêve de bonheur et de chaque demain une vision d’espoir. Prends donc bien soin d’aujourd’hui. » (proverbe sanscrit)

 

Ils perdent leur santé à faire de l’argent et, par la suite, ils perdent tout leur argent à tenter de la retrouver. En pensant anxieusement au futur, ils oublient le présent, de sorte qu’ils ne vivent ni le présent, ni le futur. Finalement, ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et ils meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu… » (Confucius)

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« guérir n est pas revenir (de la même façon qu avant) » Georges Canguilhem auteur de « autre allure de la vie »

 

« Dans chaque épreuve ne cherchez pas l ennemi,cherchez l enseignement » Mikao Usui

 

 

Faire de son rêve une réalité (même pas peur!)

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Bon jour tout le monde,

Pour ceux et celles qui me suivent sur ma page Facebook (pour les autres, je vous y invite en cliquant sur le logo en bas), je vous ai fait part du bonheur que j’ai partagé avec mon fils en début de mois.

Cet article est surtout pour donner espoir à ceux et celles qui se battent mais aussi un message pour les autres : de faire de ses rêves une réalité ! Ne pas attendre si on peut car on ne sait pas ce qu’est fait demain

Souvent, on trouve des excuses pour le reporter.

Pour ma part, cela faisait 10 ans que je rêvais de le faire mais c’est vrai que cela a un coût et c’est le genre de rêve que tu te fais plutôt offrir à ta nouvelle dizaine.

Donc, confiante à mes 40 je me suis dit, tiens mon mari aura peut être l’idée de le souffler  comme idée cadeau à mon entourage mais très réfractaire à « cette folie » (je cite) il s’en est bien gardé !

Ne lâchant rien à mes 45 ans, je l’ai demandé en cadeau d’anniversaire à ma maman et ma marraine. Y avait plus qu’à!

Sauf que vous connaissez la suite : le cancer est arrivé !

Et c’est là que je souhaite donner espoir : continuer à croire en ses rêves même pendant la maladie. Vous vous rappelez la wish list dans mon article Quelle vie après la chimio ?!!!

Je l’ai noté même en pleine chimio ce wish en mentionnant 2018 et nous sommes en 2018!

Ma seule crainte était que le chambre à cathéter me fasse mal avec le harnais mais au diable l’avarice j’en rêvais trop !

Finalement, je dirai que j’ai attendu et même si ma maman n’a pas pu voir ma joie (ou peut être si du ciel, continuons à rêver !) pour finalement partager ce moment mémorable avec mon fils que je n’aurais pas fait il y a 3 ans. C’était donc le bon moment!

Alors vous l’avez deviné même pas peur ! J’ai sauté en parachute !

Curieusement, malgré 2 cancers, je n’avais aucune pathologie dans la liste longue que l’on doit mentionner pour sauter ! Comme quoi !

Etant la plus âgée du groupe, nos parachutistes ont tout essayé pour me faire peur : « il est pas un peu grand le harnais c’est du XXL, çà baille un peu non ? »

Mais MEME PAS PEUR, j’en rêvais tellement !

Voici donc quelques photos de mon saut (la vidéo pas possible je crois sur wordpress si on n’est pas sur premium ?)

PRETE POUR LE DEPART !

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PRETE POUR LE SAUT !

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GO ! 3000M D’ALTITUDE

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A 200K/H ON DESCEND A 1500M

CA DEFORME UN PEU (genre film d’horreur !)

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ET OUI EN PLUS JE PILOTE !

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DES LOOPINGS DANS LES AIRS ! ADRÉNALINE GARANTIE

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Je peux vous dire que ce fut un des plus beaux jours de ma vie après le mariage et les enfants bien sur !

On dit qu’il faut apprendre la frustration aux enfants pour qu’ils apprécient ce qu’ils ont, je dirai que d’avoir attendu si longtemps pour réaliser ce rêve a décuplé mon bonheur, J’ai savouré chaque seconde.

Voler pour moi est un symbole de liberté, libre comme l’air dit on ! 

Alors pour beaucoup c’est de la folie, la plupart me disent « je ne le ferai pas » Je réponds ‘ne le faites pas » si çà ne vous donne pas envie, réalisez votre rêve à vous

c’est quoi votre rêve à vous d’ailleurs ? 

J’espère que cet article vous aura convaincu qu’on peut vaincre le cancer et même lui mettre une bonne gifle !

Je n’ai jamais mis des photos de moi malade, mais pour ceux et celles qui m’ont vu, ils savent que le chemin a été long et de voir ces images redonnent goût à la VIE !

 

 

 

CANCER BLUES ?

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Bon soir tout le monde

Drôle de titre non ? Un petit jeu de mot comme je les aime mais une réalité que j’aime moins.

Vous avez connu le Baby blues ? Moi oui ce truc où tu te mets à pleurer quelques jours après la naissance de ton enfant et tu ne sais pas pourquoi parce que tu devrais être super heureuse de vivre ce moment merveilleux de devenir maman et tu te mets à déprimer ! C’est un comble !

Mais ouf on a mis un nom à ce comportement et du coup bah tu déculpabilises ! Tu te dis que c’est normal parce que même l’infirmière qui vient te rendre visite l’a détecté et te dis (oui je m’en souviens même si çà fait plus de 20 ans !) « houla, la maman fait un baby blues, allez un peu dehors prendre l’air çà va vous faire du bien » oui parce que je l’ai fait rapidement vu que je suis restée 8 jours à la maternité !

Mais revenons à nos moutons,  le cancer blues ?  oui c’est moins sympa comme déprime parce que ce n’est pas suite à un événement heureux on va dire ! Et en plus, ce n’est pas reconnu ! D’ailleurs, s’il faut je viens d’inventer le terme !

Une fois n’est pas coutume, je vais vous dévoiler mes émotions !

Une sorte de déprime, de doute, de tristesse m’envahit par moment voilà en quoi çà ressemble au baby blues

Cela fait  bientôt 15 mois que je n’ai plus de traitement de chimiothérapie (alléluia !) et pourtant tout n’est pas fini. Déjà dans mon article La fatigue, on en parle ? je vous évoquais cette fatigue persistante que j’ai ressentie 10 mois après mais elle était avant tout physique.

Aujourd’hui, je ressens une fatigue psychique qui est plus difficile à expliquer.

Moi qui étais toujours forte à ne montrer aucune émotion à mon entourage pour le protéger, me voilà à craquer face à des événements. Je ressens comme une grande fragilité psychologique que je n’avais pas avant.

Je pourrai expliquer cela en me disant justement que lorsqu’on est dans le combat, on fonce, on essaie de s’en sortir, on n’a pas le temps de réfléchir à l’après car on ne sait pas s’il y aura « un après » et surtout il est tellement incertain !

Je pense que d’autres pourraient se reconnaître dans des combats autres que la maladie.

Pendant cette période, on est entouré de médecins, infirmières, psy, amis (ceux qui restent, les meilleurs). Mais après, une fois que vous êtes en rémission, tout le monde est soulagé que ce cauchemar soit (peut être) fini et ne pense pas que vous ayez encore besoin de soutien pour trouver votre place autre que malade.

Quand nos résultats sont bons, il semble presqu’inconcevable aux yeux des autres, que nous soyons mal ! Attends, t’as combattu la maladie, t’as gagné la bataille, t’as été une warrior, t’es en rémission, tout est ok, tu sais qu’il faut profiter encore plus de la vie alors comment on peut imaginer que tu n’aies pas le moral !

Et là tu te sens bien incomprise, surtout que tu as tellement montré ton envie de vivre, ta positivité, comment tu peux expliquer que tu es pas si bien et que tu aimerais en parler !

Si j’ai le malheur de répondre à une personne qui ne m’a pas vu depuis longtemps et qui sait que je ne suis plus en traitement, que le moral est bof, la réponse est immédiate ; ‘ mais tes résultats sont bons ?’ La base, c’est vrai pour être heureuse !

Puis, on va être honnête tout le monde (à part certaines amies) a envie que ce soit un lointain souvenir et éviter le sujet ! Sauf que pour ma part, c’est l’inverse, quand j’étais dedans je n’avais pas du tout envie d’en parler (à part aux proches et amis) et aujourd’hui j’ai besoin d’évacuer et d’ailleurs ce blog me permet quelque part de le faire même si le but premier est plutôt de donner de l’espoir aux autres qui se battent encore et aussi mes armes naturelles qui m’ont aidé. (cet article n’est pas le meilleur en la matière mais don’t worry, les autres qui suivront oui!)

Du coup, t’oses pas le dire comme si c’était un gros mot ! (sauf à ta psy !)

Une amie très chère qui se reconnaîtra (merci à toi) m’a dit « justement c »est parce que tes résultats sont bons que tu relâches et que tout ressort ! » comme je fus soulagée d’être comprise !

Un peu comme quand vous partez en vacances exténué de votre travail, vous vous relâchez et la fatigue vous tombe encore plus dessus voir vous chopez un microbe !

Je sens une grande fragilité, une humeur à fleur de peau où le moindre incident peut prendre des proportions disproportionnées comme ce fut le cas lors de la proposition de placard de mon supérieur (dixit mon article sur cancer et travail)

Il faut dire que  quand tu rencontres des personnes qui savent qu’à présent tu vas mieux la 1ère question c’est : ‘t’as repris le travail ? »oui parce que la vie c’est çà, à mon âge on est encore active et quelque part reprendre le travail çà peut être une revanche sur la maladie !

Alors, il faut que tu expliques que tu es encore très fatigable , que tu as du mal à récupérer, et là on te réponds « y a le mi temps thérapeutique » çà aide pas vraiment à te sentir mieux même si çà part surement d’une bonne attention !

Je pense qu’on n’imagine pas que notre corps est encore affaibli même si çà ne se voit pas extérieurement. Beaucoup reprenne et finalement s’aperçoive que physiquement il est difficile de tenir le rythme tous les jours. Est ce votre cas peut être ? Encore une fois aucun accompagnement pour une reprise en douceur, c’est bien dommage.

Donc, si la décision médicale est de prolonger c’est qu’on n’est pas encore apte, C’est à double tranchant car au fond, en attendant la reprise, il faut trouver sa place : tu n’es plus malade ! Génial ! Mais tu n’es plus dans la vie active ! Et tu n’as plus les mêmes forces physiques et psychiques qu’avant pour éventuellement t’occuper !

Il y a aussi une autre raison pour laquelle je me mets parfois dans un drôle d’état suite à des événements, des contrariétés : après des années de carcan ‘(oui j’ose le dire) avec les traitements, ses effets secondaires, les opérations, les examens etc, je n’ai envie que d’une chose avoir une vie plus paisible et sereine. Comme tout le monde, vous me direz, mais en fait c’est comme si je n’ai plus la force de vivre encore des moments difficiles parce que j’ai épuisé toutes mes forces pour combattre la maladie. C’est un peu comme les jeux vidéos, on te donne des vies pour combattre les méchants (ici le cancer) et t’as épuisé tes vies GAME OVER ! Ici ce sont tes forces que tu as épuisées !

Alors, je sais mon blog est là pour donner l’espoir plutôt que de dépeindre un état négatif mais il faut aussi témoigner que tout n’est pas non plus rose. C’est rare que je confie mes émotions mais j’aimerais partager cette réalité aussi avec d’autres et aussi peut être pour que les personnes qui nous entourent réalisent que ce n’est pas si simple.

Merci toutefois de m’avoir lu jusqu’ici BRAVO !

Et je vous rassure, détestant me voir ainsi, je prends les choses en main pour ne pas rester dans cet état : la psy bien sur m’y aide mais j’ai pris plein d’autres résolutions qui seront dans mes prochains articles et qui sait donneront peut être des idées à ceux qui passent par ces moments là

Je serai ravie de lire vos témoignages : suis je toute seule dans cet état ? Je ne pense pas car je communique avec certaines de ma page facebook qui témoigne aussi de ce post cancer et vous pouvez lire cet article de Rose magazine qui décrit des témoignages sur ce coup de blues post cancer : trouver sa place, la peur de la récidive, se trouver car on a changé (moi qui était sociable par exemple, j’ai du mal à présent à participer à des repas ou des événements où il y a trop de monde, à discuter avec certaines personnes)

Cet article de rose et le mien permettront aussi de se dire que vous n’êtes pas seule si vous le vivez et que c’est NORMAL !

n’hésitez pas à laisser un commentaire que je lirai avec plaisir

CANCER ET TRAVAIL : « on ne passe pas de malade à guéri d’un coup! »

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Bon jour tout le monde,

Je souhaitais faire un article bien plus tard sur le cancer et la reprise du travail car je ne suis pas encore  concernée et aussi j’aurais aimé lire en premier le livre « Cancer et Travail » sorti récemment avant de vous en parler.

Mais je ne peux attendre plus longtemps de vous faire part (oui je suis encore naïve!!!) de ma déception face à  l’incompréhension du monde du travail quand vous avez été malade du cancer (voir de l’indifférence) après avoir reçu  une claque en pleine figure : une proposition de sorte de « placard »(et encore celui-là pourrait être climatisé !) Vous voyez ce que je veux dire ?  pour une éventuelle et future reprise. Je ne m’éternise pas sur mon sort mais çà fait réfléchir sur le manque d’humanité qui règne aujourd’hui, ce monde d’égoïste et du chacun pour soi mais aussi ce « faux semblant » de compassion ou compréhension ! Parfois (je dis bien parfois) ces comportements proviennent de méconnaissance et de compréhension de la maladie et de son après.

Vous avez été malade, vous avez eu un cancer ! Oh ma(mon) pauvre !

Oui mais c’est pas leur problème ! Et où va t on pouvoir bien vous mettre à votre retour ? Alors parfois c’est la double punition jusqu’à même perdre son travail !

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Certes, je peux comprendre certaines entreprises qui sont « ennuyées » d’avoir du personnel malade qu’il faut remplacer, ou qui risque de retomber malade. Il y a des soucis organisationnels qui font surface. On ne peut le nier.

Mais doit on avoir ce profil réducteur de malade ? N’a-t-on pas droit à retrouver une place dans la société ?

Aussi, afin d’éviter d’en parler avec trop d’émotions, je souhaite vous partager un article de l’EXPRESS ENTREPRISE qui a interrogé l’auteur du livre « Cancer et Travail »

Celle-ci est bien placée pour en parler puisqu’elle même en a eu un mais surtout elle explique parfaitement le vécu et le parcours d’une personne atteinte du cancer, comment on peut les aider à réintégrer leur poste à l’adaptant et aussi le préparer au préalable.

Comme elle le dit si bien « On ne passe pas de malade à guéri, d’un coup » 

J’espère donc que cet article éclairera les personnes qui ont des collègues ou des employés concernés, mais aussi celles qui sont dans l’attente d’une reprise de travail.

N’hésitez pas à le partager et/ou à le commenter en nous parlant de votre propre expérience, vécu

« Beaucoup de malades cachent leur problème lorsqu’ils reprennent une activité. A l’occasion de la sortie de son livre Cancer et travail, Anne-Sophie Tuszynski, passée elle-même par cette épreuve, invite les entreprises à une prise de conscience.

Le cancer touche tout le monde, de près ou de loin. Et, évidemment, il ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise. Pourtant, l’univers du travail n’a pas encore totalement intégré cette donne. A travers son livre Cancer et travail*, Anne-Sophie Tuszynski invite à prendre conscience de la nécessité d’accompagner les salariés atteints par le « crabe ». Collaborateurs, aidants, managers, dirigeants… doivent s’emparer du sujet pour que le cancer n’aboutisse pas à écarter définitivement de la sphère professionnelle les malades. Interview.  

Pourquoi avoir écrit ce livre?  

Il manquait un ouvrage parlant aux gens de façon concrète et qui mette le doigt sur cette réalité du cancer au travail. Je l’ai doublé d’un site, AlloAlex.com, qui propose aux malades des outils d’accompagnement pour y voir plus clair, gagner du temps, sécuriser leurs parcours. Et d’une hotline, gratuite, toujours pour répondre aux questions liées à l’articulation entre cancer et travail. J’ai été moi-même atteinte d’un cancer du sein, en 2011. Je travaillais dans un cabinet de conseil, à l’époque. En 2012, j’ai créé Cancer@Work en 2012, un réseau d’entreprises qui s’engagent pour le maintien dans l’emploi des salariés atteints. Une majorité d’entreprise n’a pas pris conscience qu’au sein de leur effectif, il y a des salariés, malades chroniques, qui travaillent. Il faut que cette prise de conscience arrive enfin, que de nouvelles pratiques émergent et qu’on assouplisse les règles autour de l’arrêt de travail.  

Quel est le problème avec l’arrêt de travail? 

Les malades ont souvent envie de garder une activité professionnelle, synonyme de « place » dans la société. Or, aujourd’hui, le choix se limite à un arrêt de travail complet, ou à un temps partiel thérapeutique, qui ne peut être engagé qu’après un arrêt de travail complet. Il faudrait pouvoir continuer à travailler partiellement pendant les soins, et allonger la durée du temps partiel thérapeutique, qui ne peut aujourd’hui dépasser un an.  

Vous regrettez dans votre ouvrage que trop peu de gens choisissent le statut de travailleur handicapé, qui permet pourtant une adaptation de ses horaires et de son poste…  

Ma position a évolué en quelques années. En 2011, j’étais pour la création d’un statut de « malade chronique », dont les salariés auraient pu se prévaloir. Mais il est compliqué de s’arrêter sur une définition de la maladie chronique: la Sécu, l’Union européenne, l’OMS, ont toutes une vision différente du sujet. De plus, je crois que le statut de travailleur handicapé, avec quelques évolutions, pourrait convenir. Le vrai problème de ce statut, c’est qu’il renvoie aux représentations qu’on se fait du handicap. J’ai moi-même dû les déconstruire avant d’accepter d’être reconnue travailleur handicapé.  

LIRE AUSSI >> Travailleur handicapé: trois mesures de la loi Macron à connaître 

Rien n’oblige légalement à parler de son cancer à son travail, mais beaucoup de gens choisissent de le faire. Comment avez-vous vécu personnellement la chose? 

D’abord, j’ai eu la chance – si je puis dire!-, de tomber malade dans un environnement professionnel en lequel j’avais une totale confiance. Les choses ont été dites clairement. Et il y a eu un énorme mouvement de solidarité qui a émergé. Je recevais beaucoup d’appels, de mails. J’ai décidé d’envoyer régulièrement une newsletter à mon entourage personnel et professionnel, pour les tenir au courant de l’avancée de mon combat. Histoire de ne pas passer huit heures par jour à parler de la maladie. Cette initiative a été plutôt bien perçue par mon équipe, mes clients et mes partenaires. Je n’ai eu aucun retour de personne « choquée ». En fait, je n’ai jamais croisé de personne hostile, ou malveillante. Ma vision n’est pas angélique pour autant. Je sais bien que, dans l’entreprise, on peut vite être « rattrapé par la patrouille », quand il y a des objectifs et des performances à tenir.  

Justement, quand dans l’entreprise, son supérieur direct n’est pas extrêmement bienveillant, comment fait-on? 

Il y a toujours la possibilité de se tourner vers le médecin du travail, qui va pouvoir approcher d’autres personnes dans l’entreprise. Et si vous estimez que le médecin du travail n’est pas un allié potentiel, vous pouvez toujours essayer de trouver le soutien d’une assistante sociale hors de l’entreprise. En fait, on n’est jamais seul, mais toujours dans un écosystème. Il faut essayer de repérer les personnes susceptibles d’être des appuis.  

Les managers aussi, peuvent être déstabilisés, lorsqu’un collaborateur leur annonce la nouvelle. Au-delà des aspects organisationnels, comment gérer le côté « émotionnel » de la situation? 

Quand quelqu’un nous apprend son cancer, cela nous renvoie de manière très directe et violente à notre propre mort. Cela peut effectivement déstabiliser et faire commettre quelques maladresses. Certains vont vouloir avoir un discours rassurant et diront des choses comme « oh, tu sais, un cancer du sein, ce n’est pas grand-chose aujourd’hui, ça se soigne très bien ». Sauf que pour la personne malade, ce cancer, c’est tout sauf « pas grand-chose ». Personnellement, j’avais dans mon entourage une personne très aidante à mon égard, mais par ailleurs très attachée à sa féminité. Le jour où je lui ai dit que j’allais subir une mastectomie, elle me dit « si on m’annonce ça, je me tire une balle ». Bon, j’ai ri. Mais si on peut éviter ce genre de propos, ça serait pas mal. En même temps, je crois qu’il faut se montrer indulgents les uns envers les autres. Quand j’étais malade, il y avait des jours où j’avais envie de parler de ma maladie, et d’autres non. Pour l’entourage, ces changements d’humeur peuvent être difficiles à repérer…  

Comment préparer au mieux son retour au travail?  

Nous, les malades, sommes les premiers à nier les conséquences de notre maladie. Soit parce qu’on a envie de tourner la page rapidement. Soit parce qu’on n’a pas conscience tout de suite de ce qui est lié aux traitements: manque de concentration, perte de mémoires, fatigue chronique… Il faut dire aussi que les médecins parlent assez peu aux patients de ces effets secondaires. Aujourd’hui, beaucoup de gens cachent leur problème et cela aboutit, deux ans après, à des phénomènes de décompression psychique. Il y a reprise du travail, mais dépression quelque temps plus tard. Pour éviter cela, il faut que l’entreprise prenne le temps, de façon régulière, de demander au salarié à quelles difficultés il fait face, de quelles adaptations il aurait besoin. On ne passe pas de malade à guéri d’un coup!  

Vous insistez sur l’importance de la visite de pré-reprise 

Aujourd’hui moins de 50% des malades l’utilisent et, bien souvent, elle se passe la veille du retour, sans suivi derrière. Je conseille de prévoir cette visite quinze jours, voire un mois avant la reprise. Quand bien même l’arrêt de travail serait prolongé, ce ne serait pas grave, cette visite peut être répétée. Le but, c’est d’enclencher un mécanisme de dialogue, de voir quel poste peut être repris, dans quelles conditions, et d’éviter à tout prix le licenciement pour inaptitude. Selon l’étude Vican 2, un actif sur quatre au moment du diagnostic du cancer n’est plus en emploi deux ans après. 

Mais il n’y a pas que des licenciements pour inaptitude, dans le lot…  

C’est vrai qu’il y aussi beaucoup de personnes qui sont en phase de transition vers un nouveau projet professionnel. Après avoir traversé une telle épreuve, la question du sens de ce que l’on fait se pose de manière aigüe…  

« Cancer et Travail, J’ai retrouvé ma place ! Comment retrouver la vôtre », éditions Eyrolles, illustrations de Lili Sohn

Voilà qu’en pensez vous ?

Je reviendrai sur ce sujet, quand j’aurai lu le livre, peut être l’avez vous déjà fait et souhaitez nous en parler ?

 

Mes articles du mois de juillet en 1 clic

Déjà le mois de juillet de passé !!!!

Voici le résumé de mes articles de ce début d’été pour ceux qui en auraient raté une partie

Il suffit de cliquer sur ceux qui vous intéressent.

Toujours mes recettes simples et healthy :

Idée courgettes farcies végétariennes et légères

Velouté de courgettes ma version (et les autres…)

Idée curry plein de couleurs ! (pour végétalien également)

Pomme de terre crémeuse au romarin (version végétalienne au tofu fumé et sans pour les carnassiers!)

Cassolette d’haricots verts et thon : une recette hyper simple et qui change!

Mes coups de cœur  :

Voir la vie autrement

LE PLAISIR DE VIVRE

Ma rencontre avec AMMA et mon 1er darshan

Mon coup de gueule :

Petit coup de gueule sur les produits scanner

Rectification à propos de mon coup de gueule sur le scanner

My way of life :

Quelle vie après la chimio ?!!!

Comment trouver la force en soi face aux épreuves ? La résilience vous connaissez ? 8 CLES POUR LA CONSTRUIRE

AND THE WINNER IS ….

A DIFFUSER ET PARTAGER :

LES COUSSINS COEUR POUR LE CANCER DU SEIN

Lequel avez vous préféré ?

et quel article vous a le plus intéressé le mois dernier ?

Je souhaite transmettre mon vécu mais aussi apporter à chacun un peu d’espoir, d’aide avec mes astuces, armes naturelles ou lectures alors n’hésitez à me dire en commentaire vos coups de cœur 

 

 

AND THE WINNER IS ….

L’image contient peut-être : texte

MURIEL 1 – CANCER 0 !

Voilà après mes enfants, moi aussi j’ai réussi mes examens de contrôle, je crois que c’est ma meilleure note depuis longtemps !

L’onco me dit tout va bien y a absolument rien nulle part !!!

et tu lis partout sur ton scanner et petscan : « pas d’anomalie… »

T’as presqu’envie de l’afficher sur ton réfrigérateur, tellement tu es soulagée !

Tu as même du mal à réaliser !

Alors, beaucoup me disaient : çà va aller, mais tu as toujours ce doute ! surtout avec le stade 4 métastasique !

Pour la 1ère fois, j’y serais presqu’allée sereine si je n’avais pas ces troubles mnésiques importants. Quand on a un cancer, un symptôme nous fait parfois penser au pire malgré tout. D’ailleurs, elle a bien insisté avec humour, rien même pas au cerveau ! Elle connait nos craintes !

D’ailleurs, vu mes antécédents, l’onco préfère que j’aille voir un neurologue même si elle ne s’inquiète pas trop : comme elle dit « autant éliminer les doutes » et pour çà je l’adore, elle ne laisse rien au hasard car elle connaît nos angoisses.

Selon elle, ces troubles peuvent venir d’une forme de déprime ou dépression et là je pense à ce post cancer que l’on parle entre concernés qui ont ce point commun d’avoir du mal à  se trouver ou trouver sa place après un tel parcours, ce n’est pas si évident.

Enfin, le principal c’est que je n’ai plus rien, et que je vais encore profiter de mon répit de 4 mois tranquillement (oui parce que la fatigue est toujours là mais je suis vivante !)

Ce message est bien sur pour partager ma joie avec vous fidèles lecteurs mais aussi et surtout donner espoir aux gens qui sont dans le combat, dans le désespoir, qu’au bout du tunnel il y a le soleil ! 

CHAMPAGNE ! Toute victoire se fête ! Je ne suis pas championne du monde, mais ce soir c »en est une !