Comment trouver la force en soi face aux épreuves ? La résilience vous connaissez ? 8 CLES POUR LA CONSTRUIRE

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Bonjour tout le monde,

C’ EST QUOI LA RESILIENCE ?

Aujourd’hui , je souhaite vous parler d’un mot que vous avez surement entendu parler « LA RESILIENCE » notamment si vous avez lu ou  entendu le nom de BORIS CYRULNIK qui l’a évoquée dans ses livres « le murmure des fantômes » et « les vilains petits canards ». Il ne l’a pas inventé mais popularisé. Il a lui même vécu des traumatismes pendant la guerre mondiale.

C’est en quelque sorte le pouvoir  de se relever du pire si on souhaite résumer. C’est pourquoi l’article ici a bien sa place puisque mon blog a comme esprit celui d’essayer de l’avoir ce pouvoir ! Cette résilience concerne certes les personnes qui ont une grave maladie comme le cancer mais aussi celles qui ont vécu un traumatisme (accident, viol, attentat, victime de guerre etc).

J’aimerais d’ailleurs à ce titre mettre en avant quelques personnes célèbres qui ont eu cette résilience : un de mes préférés : GRAND CORPS MALADE dont je vous ai déjà parlé dans cet article qui après un accident dans une piscine s’est retrouvé tétraplégique incomplet. je vous invite à voir le film

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Ou le chanteur Corneille qui a vu décimer toute sa famille au Rwanda à l’âge de 16 ans dont on peut lire  son histoire dans le magasine Psychologies dont je m’inspire d’ailleurs pour rédiger cet article

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Alors, il est vrai que chacun face à une épreuve ne réagira pas de la même façon : certains sont dans le déni, la fuite, l’action, la dépression, la perte d’envie de vivre, ou peut être tous ces sentiments les uns après les autres !

Je donnerai donc pas ici de leçon de conduite mais quelques clés que j’ai lues sur le magasine Psychologies qui me semblent intéressantes et qui peuvent même être une prévention ! Il ne s’agit pas simplement de dire : il faut être positive, avoir le moral, aller de l’avant, ne rien lâcher comme souvent notre entourage tente de nous encourager mais de trouver la force en soi face aux épreuves

LES 8 CLEFS POUR CONSTRUIRE SA RESILIENCE

1 SE PREPARER 

houlà vous allez me dire : Muriel, quand je vais bien, je ne vais quand même pas me préparer à aller mal  au cas où !!!! Non çà serait invivable, voir nocif ! J’ai déjà assez dit ici qu’il faut profiter des bons moments en ne les gâchant pas avec des mauvaises pensées !

Non il s’agit plutôt de se constituer un kit de survie en milieu hostile : vous voyez quand vous partez en vacances, vous emmenez pansement, antiseptique, anti-moustique, Biafine, paracétamol etc au cas où vous seriez blessé ou malade et pourtant vous ne pensez pas une minute que cela va vous arriver !

Donc là c’est un peu pareil : par exemple, faire l’inventaire de tout ce qui nous réconforte, remotive, apaise lorsque nous n’allons pas bien : voir des amis, méditer, marcher dans la nature, se lancer des projets, faire un voyage etc

Bref une liste de pratiques et activités spéciales « temps difficiles »

L’air de rien, ces ressources que vous avez déjà et que vous connaissez au fond seront alors faciles d’accès si vous vivez un moment difficile car vous y aurez déjà réfléchi !

Pour ma part, les amis, les escapades, marcher dans la nature se soigner en médecines douces, continuer à faire des projets ont été des réflexes de survie entre les chimios !

2 IDENTIFIER L’EPREUVE ET L’ACCEPTER

Là ce n’est pas la partie la plus facile : lorsque l’évènement survient il faut l’identifier rapidement. Certains vont essayer de le minimiser, le nier ou l’empirer. Dans tous les cas, cela ne le fera pas disparaître ! Une astuce peut aider : écrire les faits comme un compte rendu de situation qui nous permet de mesurer la situation pour ensuite l’accepter.  Se répéter : « d’accord, je suis entrain de vivre çà (en nommant l’évènement ici le cancer).

Il faut se dire même si ce n’est pas évident :  » ce moment que je vis est un chapitre difficile du livre de ma vie, mais il n’est pas tout le livre »

3 REGULER LES EMOTIONS

Forcément, un ouragan, la foudre nous sont tombés dessus ! On a l’impression que tout s’arrête, que c’est la fin du monde : alors réguler ses émotions çà parait impensable !  En fait, il ne s’agit pas de les éviter ou lutter contre elle mais de les accueillir en les nommant. Et bien sur pour mieux les gérer, rien de tel que des exercices de respiration, la méditation, le yoga, le qi gong , ou Tai chi

Il faut un certain temps de « digestion » pour arriver à conscientiser l’épreuve et l’accepter : on est des humains toute de même !

Les 4 phases sont : accueil-identification-acceptation-apaisement

4 CHANGER DE REGARD

Quand on apprend que nous avons un cancer, on en voit rien de positif dans cet évènement ! Et pourtant dans cette épreuve ou une autre de tout ordre, il y a une autre facette.  S’interroger sur ce qu’elle nous apprend : sur nous, sur les autres, sur la vie.

Combien de fois, j’ai entendu, « la maladie a fait du tri dans mon entourage » (moi la première hélas) : une épreuve de résistance pour les autres aussi finalement où parfois vous voyez vous éloigner vos amis, cousins, ou autres ! Finalement, vous vous rendez compte que ces personnes n’étaient pas celles que vous pensiez ou peut être vous le saviez vous mais c’est cet évènement qui vous l’a fait comprendre.

Cette épreuve va forcément vous changer pour certains physiquement, moralement, et d’un coup vous allez peut être vous permettre de changer ce que vous n’aviez pas la force ou la lucidité de transformer ou de quitter dans sa vie : combien changent de profession, quittent leur époux même, partent à l’étranger !

Cela n’est possible que si le regard que nous portons sur l’épreuve change.

Personnellement, mon cancer du colon a été pour moi une sonnette d’alarme de mon corps qui me disait de penser davantage à moi, de ne plus me rendre malade pour les autres ! Je me suis en quelque sorte oubliée ! J’en ai dit quelques mots dans cet article qu’évoque Anne Ancellin dans son livre « le Plaisir de vivre ».

5 SE FAIRE AIDER ET AIDER

Il ne faut pas croire que l’on peut s’en sortir tout seul ! Je parle ici aux guerriers, warriors, winners, qui comme moi pensent pouvoir gérer, contrôler. Demander des conseils, de l’aide, parfois même se faire accompagner par un professionnel est indispensable pour ne pas sombrer. Je vous invite à relire mon article sur les aides

Mais aussi aider oui aider, apporter du soutien à quelqu’un qui ne va pas bien permet de mobiliser ses propres forces, de se décentrer momentanément de son problème. Alors bien sur, il y a des jours où vous ne serez pas en mesure de le faire car vous même trop mal.

Au début, certaines de mes amies n’osaient pas trop m' »ennuyer » avec leurs problèmes qui pour elles semblaient bien moins graves qu’un cancer. Oui peut être …. mais comme je leur ai dit,

1) je n’ai pas le monopole ni  le premier prix du malheur ! C’est mon humour, hein vous le connaissez maintenant !

2) me raconter leurs problèmes et me demander des conseils me permettaient de quitter le rôle de malade et de garder mon rôle d’amie !

6 TRAVAILLER, S’OCCUPER

Forcément, si on reste inactive, les pensées négatives tournent en boucle : alors rien de tel que de s’occuper les mains ou autre chose. Plus vous serez occupé, mieux vous rechargerez vos batteries psychiques et ainsi votre problème occupera moins votre espace du moins un instant. J’ai donné à ce titre, des idées d’activités aussi bien en période OFF et en période ON

7 BIEN CHOISIR SON ENTOURAGE

Alors pour ceux qui sont dans la maladie vous avez déjà du vous apercevoir qu’autant on a fait fuir des gens (même si ce n’est pas contagieux!!!!) autant on a attiré toute sorte de personne : les personnes négatives et toxiques qui se nourrissent des malheurs d’autrui pour établir des comparaisons en leur faveur (ils ont connu plus que vous !!!) ou renforcer leur pessimisme dépressif, ou redorer leur narcissisme en jouant les coach-confident.

Le mieux est de préférer ceux qui ont toujours été déjà à votre écoute avant l’épreuve, bienveillants, soutenants, empathiques : Les autres ne deviendront pas meilleurs parce que vous allez mal !

8 SE FAIRE CONFIANCE

Il faudra peut être du temps pour le dire mais un moment vous vous entendrez dire :  » je suis vivant, debout » et quelle victoire ! Comme moi célébrer là par exemple  avec une 1ère bougie ! sans traitement ! A chaque contrôle où on m’annonce « tout va bien » j’ouvre une bouteille de champagne ! Bien sur, je parle des épreuves qui nous concernent personnellement, pas après la perte d’un être cher.

« Se dire je suis toujours là » ce qui à mon sens différent que de dire « ce qui ne tue pas rend plus fort » car on le sait comme je l’ai déjà évoqué le cancer affaiblit physiquement et psychiquement.

Félicitez vous, encouragez vous, mettez vous à l’écoute de vous même, soyez attentif aux messages que vous envoient votre corps et votre esprit. 

Ecoutez vous : il y a des moments pour craquer, d’autres pour reprendre des forces ou avancer.

Voilà quelques clés de résilience qui j’espère pourront vous aider : çà prend du temps mais on peut y arriver.

Si vous souhaitez aller plus loin vous pouvez lire :

  • les livres de CYRULNIK
  • « La Résilience » de Serge Tisseron
  • « le choix d’Edith » d’Edith Eva Eger
  • « le Lambeau » de Philippe Lançon,

ou pour vous aider dans la pratique :

  • « Apaiser les souvenirs douloureux » de France Doutriaux
  • « chaque jour, j’écouté  battre mon cœur » de Charlotte Valandrey

ou si vous trouvez dans les bibliothèques le magasine numéro  385 « Psychologies » de mai 2018 dont je me suis inspirer pour cet article où il y a un test sympa pour connaître vos ressources face aux épreuves

Et vous quelles ont été vos clefs pour faire face à votre épreuve ?

 

 

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11 commentaires sur « Comment trouver la force en soi face aux épreuves ? La résilience vous connaissez ? 8 CLES POUR LA CONSTRUIRE »

  1. Bonjour Muriel
    Ton article est vraiment trés intéressant… Cyrulnik a en effet médiatisé et  » vulgarisé  » en quelque sorte le concept de la résilience avec ses ouvrages et ses conférences… j’ai lu au début ses livres et puis Je suis allée à une conférence lors d’échanges Canada st malo dans les années 2002 et plus…. où j’ai rencontré des grands pontes de la pédo-psychiatrie qui avaient un regard plus critique… plus approfondi… si l’enfant n’a pas au départ tout ce qui lui faut pour rebondir on ne peut pas parler d’un  » merveilleux malheur  » …On a en soi les capacités pour se relever résister, confronter ou pas…. Guy ausloos parle de compétences…
    Bref, face à la maladie, la sienne ou celle des autres on peut développer des mécanismes qui nous sont propres et méme s’étonner dans le bon ou mauvais sens… l’espoir nous permet de relativiser et de positiver …et ton parcours Muriel nous permet de le faire..d’où l’importance de blogs comme le tien…
    bonne journée et on y croit ✌️

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  2. Mais ton article fait complètement écho à mon billet du jour!! Je pensais avoir résisté et avoir transformé ma vie grâce à cette maladie en fait, ma psy m’a démontré le contraire… et m’a fichu un peu le moral à zero!!

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    1. Bonjour
      Je viens de lire ton billet et je t’ai répondu dessus
      J espère que ces articles t aideront
      Il faut parfois accepter nos faiblesses ne pas avoir le moral ça veut pas dire qu on abandonné la bataille
      Je pense qu après une telle maladie et la suite de celle ci on doit trouver une nouvelle place de nouveaux repérés ce n est pas évident et les psys nous y aident même si parfois à te dire la vérité en face te casse le moral je pense que c est pour qu on prenne conscience de certains choses pour avancer dans le chemin que l.on souhaite vraiment
      Il faut du temps je pense
      Moi aussi j ai des coups de déprime même un an après et les gens te comprennent pas car dans leur tête c est fini !
      Mais il y a toujours le soleil qui revient
      Je t envoie plein d ondes positives
      Bises

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      1. Merci pour ce message, oui nous sommes sur la même longueur d’ondes. Je crois en effet que ma psy a voulu me secouer et me faire prendre vraiment conscience de ce qui se passait dans ma tête. Bises

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      2. OuI elle t accompagnera pour y remettre de l ordre parce que je sais pas toi mais moi c est un peu le bordel dans ma tête
        Alors que tout le monde pense que tout va bien !

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      3. Oui et personne arrive vraiment à le comprendre parce que quand t es en rémission pour beaucoup tout est fini mais ce n est pas si simple hélas

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      4. bonjour Sophie je n’ai pas ton mail finalement sur les abonnements pour t’envoyer le test
        si tu peux le transmettre à moins qu’il soit sur un de tes blogs ?

        Aimé par 1 personne

  3. Bonjour et merci de ton message et témoignage. J aurais adore participer à ce genre de conference ça devrait être très instructif.
    Je ne connais pas ce guy ausloos
    Ton message me touche car j espère vraiment que mon vécu serve .à donner Espoir
    En attendant j espère que demain les bonnes nouvelles continueront….
    Belle journée à toi

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