Une histoire de grenouille qui en dit long ! A méditer

Bon jour tout le monde,

Je viens ici partager une histoire que m’a contée la sophrologue du groupe de parole de la ligue où je participe chaque premier lundi de chaque mois (j’en profite pour vous encourager à pousser la porte de ces rencontres qui aident énormément mais j’ai déjà fait un article là dessus)

place donc à la grenouille !

Une bande de grenouilles décida d’organiser une course. L’enjeu était d’être la première à arriver tout en haut d’une très grande tour.

Dès que la nouvelle de la course se répandit dans le village, des tas de grenouilles curieuses se rassemblèrent pour voir et soutenir les concurrentes.

Pleines de courage et de motivation, les candidates se placèrent sur la ligne de départ et commencèrent à grimper.

Mais très vite, les villageoises se mirent à faire des commentaires désobligeants : “Elles n’y arriveront jamais !”, “Elles sont bien trop lentes !”

Au bout de quelques minutes, certaines grimpeuses se sentirent démotivées et quittèrent la course. D’autres succombèrent à la fatigue et préférèrent s’asseoir pour regarder celles qui continuaient.

Les commentaires des villageoises reprirent de plus belle : “Pour qui se prennent-elles, si c’était possible, nous l’aurions déjà fait !” dirent certaines. “On n’a jamais vu pareille sottise, les grenouilles ne sont pas faites pour grimper !” dirent d’autres.

Les petites concurrentes malgré leur courage, commencèrent à mesurer les difficultés de leur projet. Elles quittèrent la course l’une après l’autre.

Toutes. Sauf une.

Elle grimpait lentement, sans relâche, tandis qu’autour d’elle les commentaires se faisaient de plus en plus insistants : « Descends, tu n’y arriveras jamais ! ». « Ce que tu es ridicule ! ».

Pourtant, inlassablement, la petite grenouille continua à avancer.

Après un énorme effort, elle finit par gagner le sommet. Toutes se précipitèrent autour d’elle pour savoir comment elle avait fait pour réaliser ce que personne au monde n’avait encore jamais fait. L’une d’entre elles s’approcha pour lui demander sa recette.

SAVEZ VOUS QU ELLE ETAIT SA RECETTE ???? avant de regarder la réponse, Essayer de deviner ?

avant de regarder la réponse, Essayer de deviner ? jouez le jeu !

La réponse dans quelques jours ! mais çà sera sympa de me dire en commentaires vos réponses sans avoir peu de se tromper moi même et beaucoup de mes copines de combat n’avons pas trouvé !

Tiens non je vous la donnerai si j’ai au moins 3 idées (attention les personnes qui connaissaient la réponse ne disent rien !)

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10 Paroles de ma psy

MDR !!!!!

Non ce n’est le titre de mon prochain livre même si je serai tentée depuis plusieurs années d’écrire (vous pensez vraiment que j ‘en suis capable ???? pourtant j’ai déjà le titre pas celui-là vous le saurez si je me lance un jour!)

Mais les paroles de ma psy qui m’aident à me sortir de la maladie mais surtout me trouver. Oui car comme je l’ai dit souvent, la reconstruction psychologique après un cancer ce n’est pas se retrouver mais se trouver. Par ce qu’on a changé, on ne pourra pas retrouver celle d’avant, on essaie de trouver sa nouvelle place avec ses nouvelles capacités physiques et psychologiques, avec ses nouvelles forces et ses nouvelles faiblesses.

Certaines paroles peuvent servir à toute personne en fait dans certains moments de sa vie pas seulement aux personnes malades

Je serai ravie d’en parler avec vous en commentaires, celles qui vous parlent, celles qui vous choquent, celles qui vous aideraient, celles qui vous sont inutiles mais aussi si vous aussi vous en connaissez et qui pourraient nous aider.

Depuis que je suis suivie par une psy, j’écris sur un cahier ce que j’ai besoin de lui dire pour la prochaine séance,(oui j’écris tout: vous vous rappelez j’ai un souci de mémoire!!!) et je note ce qui peut m »aider pour me sortir de certaines situations. Et parfois je surligne des phrases pour que çà rentre !!!! Mais aussi quand je retourne en arrière, je suis parfois fière d’avoir appliquer les conseils parfois un peu en colère de ne pas avoir encore franchi le pas !

  1. RECONNAITRE SES BESOINS : qu’est ce qui est bon pour moi ?
  2. NE PAS RENONCER A FAIRE CE QUE L’ON VEUX
  3. PRENDRE LE TEMPS POUR FAIRE LES CHOSES (çà c’est bon pour tout le monde !)
  4. AVOIR PLUS D’HUMANITE ENVERS SOI (bon c’est parce que je suis très dure et très exigeante envers moi mais je connais des lectrices ici qui se reconnaîtront aussi !!!!???)
  5. ETRE A L’ECOUTE DE SON CORPS
  6. SE SENTIR LIBRE DE DIRE LES CHOSES QUI NOUS SEMBLENT JUSTES
  7. REENVISAGER LA VIE : faire des choix porteurs de VIE
  8. SE SENTIR VIVANT (malgré l’épée Damoclès)
  9. TROUVER 4 PETITS PLAISIRS PAR JOUR POUR SOI
  10. ON NE PEUT SE TENIR QUE DE SOI MEME

Courge au curry ou velouté au lait de coco au choix

Courge toujours!!! … du jardin. Je me demande si je ne vais pas faire un blog sur la courge si çà continue !!!! Non, je plaisante ! Mais c’est bon aussi pour la santé.

Aujourd’hui 2 recettes pour le prix d’une !!!!! Tout dépend si vous avez encore envie de bien chaud (çà dépend où on habite) avec un velouté ou non !

Les ingrédients sont presque les mêmes c’est la façon de le faire qui diffère légèrement

RECETTE HEALTHY

Le curry : est riche en antioxydants , source de vitamine E, facilite la digestion et renforce le système immunitaire

La courge est :

  • Riche en potassium, phosphore et calcium ;
  • Présence de fer et de manganèse ;
  • Source de vitamine B6 et vitamine C ;
  • Source de fibres ;
  • Peu calorique.

RECETTE DE LA COURGE AU CURRY

Ingrédients

  • Sel, poivre
  • 1 petit bouquet de coriandre
  • 1 c à c de pâte de curry doux
  • Huile (moi j’ai tenté le sésame)
  • 20 cl de lait de coco
  • 800g de courge environ

La recette

TEMPS DE PREPARATION : 10MN TEMPS DE CUISSON 30MN

  • Épluchez la courge et éliminez les graines et les parties fibreuses. Découpez la chair en dés.
  • Dans une sauteuse, faites revenir rapidement les dés de courge dans l’huile, ajoutez le lait de coco dans lequel vous aurez délayé le curry. Salez, poivrez et laissez mijoter 20 mn sur feu doux. Surveillez bien la cuisson, la courge ne doit pas se défaire.

RECETTE DU VELOUTE DE COURGE AU LAIT DE COCO

  • 800g de chair de potiron ou de potimarron
  • 1 cuillère à café de pâte de curry
  • 50cl de crème de coco
  • 50cl de bouillon de légumes)
  • Du sel et du poivre

La recette

  • Coupez le potiron en cubes.
  • Déposez-les dans une cocotte.
  • Délayez la pâte de curry dans le lait de coco et versez le tout dans la cocotte.
  • Ajoutez le bouillon de légumes, salez, poivrez et portez à ébullition.
  • Baissez le feu et laissez mijoter pendant 30 minutes environ jusqu’à ce que les légumes soient tendres.
  • Mixez et servez bien chaud.

Nos étoiles contraires

Bon jour tout le monde

Cela fait un moment que je vous ai parlé de mes lectures. Il s’agit en fait d’un billet à la fois sur le livre et sur le film de John Green.

Pour ceux et celles qui en ont entendu parler et qui connaissent le sujet, vous n’aurez pas forcément envie de lire la suite de mon article car vous vous dites ce n’est pas le genre de lecture qu’il faut quand on est malade et pas celui non plus qui peut remonter le moral. Moi même adepte plutôt des films drôles et des livres psy ce roman ou ce film n’étaient pas ceux qui auraient du me correspondre au moment où je l’ai lu et vu et pourtant ….

Pour la petite histoire, mon fils m’avait dit « il faut que tu voies ce film il va te plaire ». Oui, parce que j’ai toujours aimé les films qui racontent des histoires avec des leçons de vie, de courage avec un peu d’humour voir d’autodérision sur la maladie, le handicap, un peu comme « patients » dont je vous ai déjà parlé ou « intouchables » que vous connaissez tous. Mais voilà quand il m’en avait parlé, je suis tombée malade du cancer juste après, donc pas question que je regarde un film sur cette maladie ! Rien de pire pour vous foutre le bourdon !

L’an passé, je suis tombée dessus et je me suis lancée et j’ai adoré !

Bien sur, j’avais les larmes aux yeux à la fin mais quelle belle leçon de vie et d’autodérision sur la maladie !

Du coup, je suis allée chercher le livre à la bibliothèque ! Je ne le trouvais pas ! Pourtant il avait eu beaucoup de succès. Forcément, il est au rayon « ado » ! Mon cadet m’a dit « bah oui maman, c’est une histoire pour les ados, tu lis çà toi ? » no comment !

Effectivement, c’est une histoire d’amour entre 2 adolescents mais franchement il y a tellement de beaux messages dont je vous partage quelques extraits un peu plus loin ! Des phrases qui restent en mémoire !

Mais avant un petit résumé :

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. (oui là çà donne pas trop envie) Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence…. les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

A lire le résumé, on pense plutôt Romance, histoire à l’eau de rose, mais honnêtement je ne l’ai pas du tout ressenti ainsi

Est ce parce que j’ai été atteinte moi même d’un cancer ?

Non je pense aussi que j’ai adoré cette légèreté qu’ont ces jeunes justement(que nous adultes nous perdons parfois), et à la fois cette grande lucidité de la maladie sans tomber dans le pathos. Il y a beaucoup d’autodérision, une sorte de pied de nez à la maladie

Le livre permet comme souvent de plus faire attention aux textes, aux phrases justement que je vais vous citer. Le film est peut être plus léger, des passages m’ont fait rire et c’est çà que j’apprécie : un film qui réussit à vous faire rire et aussi pleurer ! voir réfléchir sur la fragilité de la vie afin de savoir mieux en savourer chaque seconde

Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas tout vous dévoiler car pour moi c’est vraiment bien plus qu’une histoire d’amour d’ado ou d’un sujet sur le cancer.

Voici donc des extraits que j’ai choisis

Citations Nos Étoiles Contraires 02

Le chagrin ne vous change pas, il vous révèle.

De toute façon, les véritables héros ne sont pas les gens qui font les choses ; les véritables héros sont les gens qui remarquent les choses, qui y prêtent attention.

Sans souffrance, comment connaitre la joie ? Un point de vue que j’avais toujours trouvé d’une stupidité et d’un manque de finesse inouïs. Pour le démontrer, il suffisait de dire que, même si le brocoli existe, ça n’empêcherait pas le chocolat d’être bon.

Et mon passage préféré :

HAZEL stupéfaite de voir Augustus mettre une cigarette à la bouche (alors qu’il avait eu un cancer) lui répond : Tant qu’on ne l’allume pas, la cigarette ne tue pas Et je n’en ai jamais allumé une seule de ma vie. C’est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer.

Et vous avez vous vu ou lu « MES ETOILES CONTRAIRES » qu’en avez vous pensé ? Quels ont été vos extraits ou phrases préférés ?

Purée de patate douce simplissime (végatarien)

Bon jour tout le monde,

Je fais une pause avec mes courges parce que mon mari a aussi des patates douces dans le jardin !

Ici recette toute simple qui peut aussi convenir à des végétaliens et délicieuse !

RECETTE HEALTHY

La patate douce :

  • Riche en fibres ;
  • Faible index glycémique ;
  • Riche en vitamine A, B6, B9 et C ;
  • Riche en cuivre et en manganèse ;
  • Diminue les risques de cancers et de pathologies cardio-vasculaires ;
  • Améliore les fonctions du foie.

Le gingembre

  • améliore la digestion
  • tonifiant.
  • Grâce à son action sédative, le gingembre réduit par ailleurs les nausées et les vomissements.
  • a une action anti-bactérienne.

RECETTE SIMPLE

TEMPS DE PREPARATION : 10mn TEMPS DE CUISSON 15MN

Ingrédients

  • 800 g de patate douce
  • 20 cl de crème fraîche ou végétale
  • Huile d’olive
  • Sel
  • Poivre 
  • gingembre

La recette

  1. Mettez une grande quantité d’eau à chauffer. 
  2. Epluchez les patates douces et les couper en petits morceaux.
  3. faîtes les cuire dans l’eau à ébullition pendant 10/15 min.
  4. Passez les patates cuites au mixer avec la crème et de l’huile d’olive à volonté et saupoudrez de gingembre
  5. Salez poivrez

Vous pouvez aussi la faire en mélangeant patates douces et courges ! Si comme moi vous avez une grosse récolte !

bon appétit

Mes articles du mois de février 2019 en 1 clic

Comme chaque mois un petit résumé pour ceux et celles qui auraient raté un article

Allez on commence par la recette :

la courge toujours la courge ! Bien obligé mon mari en ramasse des tonnes ! il faut que je varie et c’est pas fini https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/02/06/veloute-de-courge-au-lait-de-coco-vegetalien/

Beaucoup de pensées sympas OUI JE PENSE BEAUCOUP ! même si c’est pas de moi !vous en pensez quoi ?https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/02/06/pensees-du-jour-bonjour/

https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/02/14/pensee-du-jour-bonjour-15/

https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/02/28/pensee-du-soir-bonsoir-16/

Des astuces pour les aidants https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/02/24/comment-mieux-accompagner-une-personne-atteinte-du-cancer-5-pistes-pour-les-aidants/

ET le sport sur ordonnance, notre allié !https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2019/02/11/sport-sur-ordonnance-lallie-du-cancer/

Comment mieux accompagner une personne atteinte du cancer? 5 pistes pour les aidants

Bon jour tout le monde

On parle souvent de nous les malades, de nos souffrances physiques et psychologiques. Mais s’il y a bien des personnes que l’on oublie de parler ce sont les aidants : mari, femme, frères, sœurs, parents, enfants, amis. Sans qui nous ne tiendrons peut être pas autant. Pour qui parfois même nous nous rattachons ou nous nous battons pour vivre ou survivre.

Leur présence est un cadeau mais pour eux, la souffrance est là.

Je me permets d’en parler car j’ai été aussi de l’autre côté du miroir, puisque pendant 4 ans, j’ai tenté tant bien que mal de soutenir mon père atteint de 4 cancers successifs, et surtout être présente le plus possible tout en continuant à gérer ma vie de femme et de mère d’enfants en bas âge à l’époque.

Certes, je n’avais pas le même rôle que l’époux qui est là au quotidien mais voir mon père souffrir ou se dégrader a été très difficile à vivre car on se sent impuissant.

IMPUISSANT, c’est bien là le mot que l’on entend le plus auprès de l’entourage. Et pourtant, vous êtes bien utile pour nous !

Alors, ici je donnerai quelques pistes pour « mieux vivre » cet accompagnement mais aussi adapter son comportement face au malade. Bien sur, ce n’est que mon vécu, mes impressions, et comme toujours, je vous invite à partager en commentaires les vôtres

Il y a plusieurs étapes dans cette maladie et nous la traversons ensemble

L’annonce du cancer

Je pense qu’en fait, elle est ressentie de la même façon par le malade et sa moitié : un coup de massue qui vous tombe sur la tête. Mais attention, chacun peut prendre cet événement différemment.

Je m’explique : un, peu le prendre comme une injustice, l’autre, comme un message de son corps qui fait appel à quelque chose, un, peu être déjà dans le combat, l’autre, anéanti se pensant fichu. Dans tous les cas, je pense que même si chacun peut s’exprimer, il ne faut pas rajouter des sentiments supplémentaires négatifs que le malade n’a pas même si l’accompagnant se sent moins fort, moins positif. A l’inverse, ne pas minimiser les ressentis du malade. C’est lui qui va devoir se battre, c’est lui qui est malade, il faut respecter ses angoisses ou même parfois son déni. Le temps aidera peut être… Les sentiments changent au fil de la maladie.

Pendant les traitements :

 ETRE PRESENT

Accompagnez si on peut (hélas on n’a pas droit à autant de jours que le nombre de chimios : perso en ayant eu 18 en 1 an impossible que mon mari soit là) le malade en chimio. Souvent, on pense que c’est la 1ère la plus difficile car il y a l’appréhension, l’inconnu…..pas faux ! Mais honnêtement, même si au bout de 2 ou 3 on s’habitue, l’accumulation de 12 séances est un calvaire. Si vous pouvez vous relayer famille, amis pourquoi pas !

Une amie amenait des jeux pour me distraire.

Mais il faut être honnête, tout le monde ne souhaite pas être accompagné, alors toujours respecter le choix du malade. Je ne le cacherais pas j’étais dans un tel état au bout de 20 chimio qu’à part mon mari je ne souhaitais que personne ne me voit aussi mal mais je ne pouvais non plus rester seule à la maison vu mon état (perte de connaissance, impossible de me lever seule)

Puis cela dépend aussi où vous êtes hospitalisé ; étant dans une chambre seule, il est plus facile d’être accompagnée que dans des box

Il y a d’autres moments importants où votre présence est primordiale, ce sont ceux des examens et surtout à l’annonce des résultats (qu’ils soient bons ou mauvais). Au début, j’y allais toute seule, jusqu’au jour où on m’a annoncé ma rechute pulmonaire : être seule, quand on vous annonce une pareille nouvelle, c’est terrible. Alors par la suite, mon mari a toujours essayé d’être présent. Encore une fois ce peut être une autre personne de l’entourage proche. C’est une façon aussi de lui dire « Je suis là, tu n’es pas seul(e) ». (bien sur toujours avec son accord) et c’est aussi s’impliquer dans la maladie et mieux comprendre les appréhensions du malade

Là où cela devient compliqué pour l’accompagnant, c’est lorsqu’il se trouve face aux effets secondaires du malade et qu’il ne peut rien faire

 ETRE A L’ECOUTE

La personne qui partage la vie du malade peut faire beaucoup au contraire : soulager la personne des tâches quotidiennes (repas, courses, ménage) mais pas que !

Ce n’est pas si facile ! Parfois mon mari était désemparé par rapport à mon état de détresse physique et psychologique, ne sachant que répondre à mes pensées parfois négatives

C’est justement là que l’écoute bienveillante est primordiale ! oui ne cherchez pas de réponse y en a pas ! juste dire, je suis là, prendre la personne dans ces bras, la laisser pleurer si elle en ressent le besoin

On ne cherche pas forcément des réponses à nos interrogations, ou angoisses ni même être rassuré, mais une écoute, une présence, sans être jugé, que nos ressentis soient reconnus légitimes au contraire

Souvent, l’entourage a l’impression qu’il faut trouver les mots justes ou donner un conseil avisé alors qu’on a simplement besoin d’exprimer ce qu’on ressent.  Vous pouvez dire que vous entendez sa tristesse, et que son inquiétude est compréhensible, ou parfois ne rien dire et seulement l’écouter.

ETRE ATTENTIF

Attentif au comportement du malade, la fatigue peut être physique mais parfois psychologique et cela est moins visible. La chimio entraîne souvent des réactions nerveuses, colériques, que peut être la personne n’avait pas avant. Là, attendre que l’orage passe, ne pas prendre cela pour une dispute habituelle. Ce n’est pas forcément contre vous mais plutôt cette colère peut être contre la personne elle même qui ne supporte plus son état ou qu’elle préfère rester seule. Des petits indices peuvent parfois vous aider à deviner que la personne a besoin de se reposer.

Pas facile j’avoue ! Perso, quand je commençais à pouvoir un peu me lever, faire quelques taches de la maison, tout le monde pensait que j’étais repartie pour un tour et me demandait plein de choses dont je n’étais pas encore capables. J’étais parfois obligée de dire « hé, oh, là je suis H.S »Je m’étais même dit que j’allais mettre une pancarte pour rappel !!! HORS SERVICE!!!!

Jusqu’ici je parle surtout pour les personnes qui vivent avec le malade. Mais famille, amis peuvent être d’une grande aide et la façon de le proposer est aussi importante

Pour aider au quotidien : au lieu de dire « Est-ce que je peux t’aider à faire quelque chose ? », préférez plutôt « Je vais faire des courses, est-ce que tu as besoin de quelque chose ? » , ou la soulager de certaines tâches domestiques ( papiers, aller récupérer les enfants à l’école). Mais attention, ne pas tout faire à sa place qui pourrait lui rappeler le statut de malade ou que la personne n’est pas capable. Ni infantiliser d’ailleurs.

Proposer des activités adaptées qui lui permettrait de se changer les idées afin d’oublier un moment la maladie . J’ai eu la chance d’avoir des amis qui me proposaient les semaines off des petites aprem papotage autour d’un thé (même en mode canapeland) , et pendant les semaines on, une balade dans la nature. Eviter le shopping même si vous pensez que çà change les idées, c’est épuisant. Même aujourd’hui j’ai du mal !

Souvent il est difficile de trouver les mots quand la personne part en chimio ou à un examen ou vit des moments difficiles pendant sa chimio dus aux effets secondaires. Le premier mot qui vient est souvent « courage » mais je pense que simplement lui dire et à lui rappeler régulièrement que vous pensez à lui par texto, mail fait toujours plaisir. Par exemple vous pouvez lui dire «  Je sais que c’est ta première séance de traitement aujourd’hui , je pense fort à toi »

Une réaction déroutante parfois par l’entourage c’est cette ambiguïté que le malade ressent :

Cela peut sembler paradoxal : il a besoin que ses proches prennent en compte son état physique et psychologique sans pour autant « le traiter comme un patient ». C’est là tout le complexe de la maladie et j’avoue n’est pas facile à comprendre par les autres.

Je me rappelle m’entendre dire souvent que le fait de ne pas avoir perdu les cheveux me permettait entre autres, que personne ne puisse deviner que j’étais malade, et d’un autre côté, si on me disait « t’as plutôt bonne mine  » j’étais agacée qu’on réduise à ma « bonne mine » mon état alors qu’au fond de mon corps et mon esprit, je souffrais Pas simple, j’avoue !

On n’a pas envie que l’on porte un regard de pitié , et ont besoin de sentir que le regard que vous portez sur eux n’a pas changé. L’idée est de prendre en considération l’impact de la maladie ou des traitements, et de lui faire sentir qu’elle est avant tout votre « époux(e) », votre enfant, votre parent, ou votre ami(e) et pas un patient.

TROUVER LES BONS MOTS

Quand vous prenez des nouvelles, plutôt que de lui demander « Comment ça va ?» préférez plutôt «  Comment te sens-tu ? ». Ce n’est pas joué sur les mots mais ça permettra de savoir que vous vous préoccupez de l’état de la personne.

Eviter les comparaisons en parlant d’une personne qui a eu les mêmes traitements ou la même maladie. Je sais que c’est un réflexe et vous pensez que çà peut rassurer la personne. Mais n’oubliez pas que chaque individu réagit différemment aux traitements ( et à l’annonce de la maladie comme je l’ai dit précédemment).

Je vous renvoie à mon précédent article https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2018/05/21/comment-ne-pas-etre-maladroit-avec-une-personne-qui-a-un-cancer/

PRENDRE SOIN DE VOUS

Quand je dis vous, je ne parle pas du malade, mais bien vous l’époux, l’épouse, l’entourage proche qui subissez également la maladie de l’être aimé.

Vous pensez que vous le ferez plus tard ! Mais non, il faut pendant cette période, prendre du recul, en gardant par exemple une activité qui vous détend, vous sort du contexte médical.

Se reposer dès que vous pouvez car il vous faudra beaucoup d’énergie pour accompagner un malade car cela peut durer comme moi plusieurs années. Il faut donc recharger ses batteries.

Et s’il le faut, faites vous aider par un psychologue En général, celui de l’hôpital peut vous le proposer : vous pourrez évacuer votre stress, vos angoisses et peut être que la psy vous aidera à mieux comprendre la réaction de la personne malade et trouver un comportement adapté

Après les traitements

Souvent quelques mois après la fin des traitements, l’entourage oublie que ce n’est pas fini. Tout le monde reprend le fil de sa vie sans penser que la personne a encore besoin de soutien, d’être entouré. Plus que jamais d’ailleurs, car sa vie a été ponctuée de rendez vous médicaux, d’examens, de traitements, elle était dans le combat et là d’un coup elle est lâchée dans la nature. Soulagée certes, de ne plus avoir de traitements, d’être en rémission mais pour elle ce n’est pas fini. Un reconstruction physique et psychologique l’attend avec ses lots de détresse , de non acceptation parfois. Survient même le cancer blues comme je vous en ai parlé dans cet article https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2018/09/14/cancer-blues/

Continuez à prendre des nouvelles, à être présent, et surtout ne minimiser pas en disant « ce ne sera qu’un mauvais souvenir » ou à l’approche des examens de contrôle « je suis sure que çà va aller ». NON ce ne sera pas q’un mauvais souvenir car l’épée Damoclès est là et NON, on ne sait pas si « çà va aller » car si la personne a autant de contrôle c’est bien parce que c’est une maladie grave qui peut malheureusement se propager ailleurs ». OUI elle espère le meilleur, mais elle est obligée de s’attendre au pire aussi.

Le soutien dans ces moments là est important. A chaque examen, il ne faut pas hésiter à lui envoyer un petit texto et après lui demander les résultats. Certains oublient de le faire car ils pensent que ce n’est plus aussi important qu’avant ou n’osent pas par peur de la réponse (alors que ce sont parfois ces mêmes personnes qui disaient « tu verras, çà va aller).

La personne va petit à petit récupérer ses forces mais ce n’est pas toujours régulier. Là encore pas facile pour le conjoint de savoir ce qu’elle est apte à faire.

Parfois, l’accompagnant a même du mal à laisser reprendre tout doucement les activités de la maison la cantonnant à une personne malade, l’infantilisant surement en mode protecteur. Mais attention, de ne pas trop non plus couvrir la personne, elle a besoin de retrouver sa place (qui est très difficile après une longue maladie).

La personne reprend petit à petit meilleure mine, du poids et finalement ne parait plus du tout malade. Rebelote, attention ! Elle a peut être l’air (bien) mais pas la chanson !!!! Des séquelles moins visibles sont peut être encore présents. A peine sortie de mes traitements, on me disait ‘t’as repris le travail ? » Vous connaissez la suite.. et pour beaucoup tout n’est pas fini . Vous vous rappelez du chemofog dont je vous ai parlé ici https://itinerairemalinduncancercolonisateur.wordpress.com/2018/11/09/chemofog-le-meconnu-du-cancer-la-chimio-ne-sarrete-pas-au-cou/

Encore une fois, cet article transcrit mon ressenti, mon vécu, mais chaque personne vit les choses différemment voir même attendre des autres attitudes des autres. Vous pouvez en parler ici en commentaires.

Et pourquoi pas vous amis, famille, aidants, qu’en pensez vous ? Qu’est ce qui a été difficile pour vous ?

Je dédis cet article à tous mes aidants, mari, enfants, amis, marraine et tous ceux qui ont été et sont encore là pour moi et les remercie du plus profond de mon coeur. Sans eux je n’aurais peut être pas eu la force que j’ai eue pour me battre

Sport sur ordonnance, l’allié contre le cancer!

Bon jour tout le monde

Le sport est depuis quelques années reconnu comme un allié pour la lutte contre le cancer. Les médecins, la sécurité sociale, certaines mutuelles et quelques hôpitaux mettent en place des plans pour permettre aux malades de faire du sport entre les traitements et après

Il a été prouvé que l’activité physique est associée à une diminution du risque des cancers du côlon, du sein (après la ménopause) et de l’endomètre. Le bénéfice de l’activité physique après le diagnostic de certains cancers a également été démontré en termes d’amélioration de la qualité de vie et de survie.

 http://www.sports.gouv.fr/IMG/pdf/2-2_fiche_cancer.pdf

Personnellement, vous le savez j’ai toujours fait du sport fitness, ski, randonnées… J’ai même réussi à en faire au début de mon 1er protocole car j’étais persuadée que rien que moralement çà me sortait de la maladie.

Je prenais soin de ne pas dire ce que j’avais tant que j’ai pu (car au fil des chimios avec mes yeux de cockers, les gens se demandaient pourquoi j’avais toujours cette tête fatiguée ! oui j’ai pas 20 ans je ne fais pas la fête tous les jours). Cela me permettait de parler d’autres choses, de ne pas être considérée comme une malade, et d’avoir une activité comme les autres et surtout d’oublier mon difficile quotidien !

Bien sur, il ne m’a pas été possible de suivre le rythme bien longtemps au fil des séances de chimio.

Ce qui est bien dommage, c’est qu’à l’époque, personne (oncologue ou docteur ni même la ligue) ne m’a parlé de toutes les possibilités offertes aux personnes atteintes du cancer pour faire du sport à son rythme et en fonction de sa pathologie

C’est pour cette raison, que je souhaite faire cet article pour informer les personnes concernées. Hélas, je n’ai pas connaissance de toutes les offres et je serai ravie que certains ou certaines ici plus au courant que moi partagent leurs connaissances à ce sujet

Tout d’abord, j’ai appris qu’il existait « gym après cancer ». Comme son nom ne l’indique pas, on peut en faire pendant la maladie et les traitements !

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Ce qui est bien fait dans ce concept , c’est que les semaines où nous sommes en traitement, ne sont pas comptées dans le paiement. Ce qui est très pratique car justement je rencontrai ce souci dans une salle lambda où j’avais payé ma cotisation mensuelle et que malheureusement je n’y allais qu’1 semaine sur 2 !

Souvent 2 cours en salle et 1 en extérieur sont proposés.

Ici le lien pour plus d’informations https://www.sport-sante.fr/fr/gymnastique-volontaire-ffepgv/programmes-ffepgv-publics-specifiques/gym-apres-cancer.html

Vous en trouverez surement près de chez vous. Personnellement je n’ai pas eu la chance de pouvoir en bénéficier car par manque de diffusion de l’information nous n’étions que 2 et donc pas assez pour faire un cours. Je suis d’ailleurs bien agacée de voir que personne ne nous en parle çà éviterait surement des anti dépresseurs ! Il faudrait vraiment sensibiliser le personnel médical à ce sujet : qu’ils mettent des affiches, qu’ils en parlent à leurs patients !!!!! C’est pour cela PARTAGER PARTAGER L’INFO

Cela reste une activité payante mais il y a aujourd’hui ce qu’on appelle le sport sur ordonnance

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Récemment, je viens d’apprendre qu’il y avait « sport et santé » dans ma commune. Le concept s’adresse aux personnes de plus de 55 ans et /ou qui ont une maladie chronique

C’est un programme d’activités physiques adaptées de 18 semaines avec 2 ou 3 activités par semaine et entièrement prises en charge par l’Agence Régionale de Santé ! Il faut bien sur rentrer dans les critères et être envoyé par un médecin qui montera un dossier.

Encore une fois personne ne m’en avait parlé alors que lorsque j’ai souhaité reprendre le sport après un an sans pouvoir en faire j’avais parlé à mon médecin de mon voeu de faire de l’aquagym mais aussi la crainte de ne pouvoir suivre et surtout d’une rechute qui m’empêcherait de continuer !

J’avoue que cette option aurait été bienvenue car les premiers mois (surtout qu’il y a aquagym dans le programme), j’avais beaucoup de mal à faire les mouvements ayant perdu beaucoup de muscles. Il m’était également difficile de faire des longueurs avec un lobe de poumon en moins. Les mamies de 70/80 ans en faisaient bien plus que moi! (ok elles n’avaient subi mon marathon mais bon!). Il avait même fallu que j’informe la prof de mes antécédents car elle était étonnée que je ne force pas plus vu mon âge !

Aussi, ce « sport et santé » aurait surement été plus adapté. Il permet de revenir doucement vers une activité sportive. N’hésitez donc pas à vous renseigner auprès de vos médecins ou oncologues.

Certains hôpitaux ouvrent également des salles des sport pour les malades du cancer comme l’institut Paoli Calmette à Marseille https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/le-sport-sur-ordonnance-pour-soigner-le-cancer-a-marseille-1549037916?fbclid=IwAR3vWm2PDyJcJZaq1QQQj7y6jxjgW_vwTlX0MUwxTCPZpM17jEnWV1klBpU

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Pour finir, une lectrice de ma page facebook (et je la remercie) m’a informé que certaines mutuelles et assurances prennent en charge les coûts. Grâce à la MAIF et au partenariat qu’elle a avec la Mutuelle des sportifs, on peut bénéficier de 500 € de financement des activités sportives

En résumé, renseignez vous puisque malheureusement l’info n’est pas toujours diffusée ! Et bien sur partagez l’info

Si vous connaissez d’autres possibilités, n’hésitez pas à nous en parler en commentaires