Le mois de septembre 2018 en 1 clic

Bon jour tout le monde,

Le temps passe nous sommes mi octobre et je viens de m’apercevoir que je ne vous ai pas fait le résumé du mois dernier !! Honte à moi ! Comme d’hab, cliquez sur les liens en bleu pour les découvrir.

Alors ce mois de septembre a été pour moi en dent de scie avec des hauts puisque j’ai réalisé  un rêve (qui j’espère vous a donné envie de réaliser les vôtres ?) et des bas avec un CANCER BLUES ?

En même temps, je me suis aperçue que je ne suis pas la seule en lisant ces articles  que je vous invite à parcourir Quels impacts après le cancer ? et Un lien utile pour la fatigue

Mais, j’essaie de prendre les choses en main pour ne pas rester dans cet état en m’aidant des techniques dont je vous ai parlé du livre « Etre l’auteur de sa vie »

J’avoue j’ai moins cuisiné de nouvelles recettes puisque ce mois de septembre, vous n’avez pu découvrir que celle du Tian de courge butternut (100% de mon jardin)

L’avez vous testée ? Ce mois ci je vais en essayer d’autres ! Promis ! J’ai encore de la courge ! Oui parce que je suis les saisons (souvent) et le jardin de monsieur !

En avez vous à nous conseiller ?

J’ai fait également un petit bilan de mon DEFI DE L’ETE

D’ailleurs, vous ne m’avez pas dit, vous l’avez fait ? Ici on partage nos vécus et expériences alors n’hésitez pas !

Sinon, vous avez pu lire mes pensées du jour et du soir (houlà ! j’ai beaucoup pensé ce mois ci ! non c’est pas moi qui l’ai dit bien sur !) : Laquelle ou lesquelles vous parlent le plus ?

Pensée du jour bonjour 3

Pensée du jour bonjour 4

Pensées du soir 5

Pensée du jour bonjour 6

Pensée du soir bonsoir 7

J’espère que ces articles vous ont intéressés et j’aurais plaisir à lire vos commentaires qui m’encouragent à écrire et partager avec vous

 

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CANCER BLUES ?

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Bon soir tout le monde

Drôle de titre non ? Un petit jeu de mot comme je les aime mais une réalité que j’aime moins.

Vous avez connu le Baby blues ? Moi oui ce truc où tu te mets à pleurer quelques jours après la naissance de ton enfant et tu ne sais pas pourquoi parce que tu devrais être super heureuse de vivre ce moment merveilleux de devenir maman et tu te mets à déprimer ! C’est un comble !

Mais ouf on a mis un nom à ce comportement et du coup bah tu déculpabilises ! Tu te dis que c’est normal parce que même l’infirmière qui vient te rendre visite l’a détecté et te dis (oui je m’en souviens même si çà fait plus de 20 ans !) « houla, la maman fait un baby blues, allez un peu dehors prendre l’air çà va vous faire du bien » oui parce que je l’ai fait rapidement vu que je suis restée 8 jours à la maternité !

Mais revenons à nos moutons,  le cancer blues ?  oui c’est moins sympa comme déprime parce que ce n’est pas suite à un événement heureux on va dire ! Et en plus, ce n’est pas reconnu ! D’ailleurs, s’il faut je viens d’inventer le terme !

Une fois n’est pas coutume, je vais vous dévoiler mes émotions !

Une sorte de déprime, de doute, de tristesse m’envahit par moment voilà en quoi çà ressemble au baby blues

Cela fait  bientôt 15 mois que je n’ai plus de traitement de chimiothérapie (alléluia !) et pourtant tout n’est pas fini. Déjà dans mon article La fatigue, on en parle ? je vous évoquais cette fatigue persistante que j’ai ressentie 10 mois après mais elle était avant tout physique.

Aujourd’hui, je ressens une fatigue psychique qui est plus difficile à expliquer.

Moi qui étais toujours forte à ne montrer aucune émotion à mon entourage pour le protéger, me voilà à craquer face à des événements. Je ressens comme une grande fragilité psychologique que je n’avais pas avant.

Je pourrai expliquer cela en me disant justement que lorsqu’on est dans le combat, on fonce, on essaie de s’en sortir, on n’a pas le temps de réfléchir à l’après car on ne sait pas s’il y aura « un après » et surtout il est tellement incertain !

Je pense que d’autres pourraient se reconnaître dans des combats autres que la maladie.

Pendant cette période, on est entouré de médecins, infirmières, psy, amis (ceux qui restent, les meilleurs). Mais après, une fois que vous êtes en rémission, tout le monde est soulagé que ce cauchemar soit (peut être) fini et ne pense pas que vous ayez encore besoin de soutien pour trouver votre place autre que malade.

Quand nos résultats sont bons, il semble presqu’inconcevable aux yeux des autres, que nous soyons mal ! Attends, t’as combattu la maladie, t’as gagné la bataille, t’as été une warrior, t’es en rémission, tout est ok, tu sais qu’il faut profiter encore plus de la vie alors comment on peut imaginer que tu n’aies pas le moral !

Et là tu te sens bien incomprise, surtout que tu as tellement montré ton envie de vivre, ta positivité, comment tu peux expliquer que tu es pas si bien et que tu aimerais en parler !

Si j’ai le malheur de répondre à une personne qui ne m’a pas vu depuis longtemps et qui sait que je ne suis plus en traitement, que le moral est bof, la réponse est immédiate ; ‘ mais tes résultats sont bons ?’ La base, c’est vrai pour être heureuse !

Puis, on va être honnête tout le monde (à part certaines amies) a envie que ce soit un lointain souvenir et éviter le sujet ! Sauf que pour ma part, c’est l’inverse, quand j’étais dedans je n’avais pas du tout envie d’en parler (à part aux proches et amis) et aujourd’hui j’ai besoin d’évacuer et d’ailleurs ce blog me permet quelque part de le faire même si le but premier est plutôt de donner de l’espoir aux autres qui se battent encore et aussi mes armes naturelles qui m’ont aidé. (cet article n’est pas le meilleur en la matière mais don’t worry, les autres qui suivront oui!)

Du coup, t’oses pas le dire comme si c’était un gros mot ! (sauf à ta psy !)

Une amie très chère qui se reconnaîtra (merci à toi) m’a dit « justement c »est parce que tes résultats sont bons que tu relâches et que tout ressort ! » comme je fus soulagée d’être comprise !

Un peu comme quand vous partez en vacances exténué de votre travail, vous vous relâchez et la fatigue vous tombe encore plus dessus voir vous chopez un microbe !

Je sens une grande fragilité, une humeur à fleur de peau où le moindre incident peut prendre des proportions disproportionnées comme ce fut le cas lors de la proposition de placard de mon supérieur (dixit mon article sur cancer et travail)

Il faut dire que  quand tu rencontres des personnes qui savent qu’à présent tu vas mieux la 1ère question c’est : ‘t’as repris le travail ? »oui parce que la vie c’est çà, à mon âge on est encore active et quelque part reprendre le travail çà peut être une revanche sur la maladie !

Alors, il faut que tu expliques que tu es encore très fatigable , que tu as du mal à récupérer, et là on te réponds « y a le mi temps thérapeutique » çà aide pas vraiment à te sentir mieux même si çà part surement d’une bonne attention !

Je pense qu’on n’imagine pas que notre corps est encore affaibli même si çà ne se voit pas extérieurement. Beaucoup reprenne et finalement s’aperçoive que physiquement il est difficile de tenir le rythme tous les jours. Est ce votre cas peut être ? Encore une fois aucun accompagnement pour une reprise en douceur, c’est bien dommage.

Donc, si la décision médicale est de prolonger c’est qu’on n’est pas encore apte, C’est à double tranchant car au fond, en attendant la reprise, il faut trouver sa place : tu n’es plus malade ! Génial ! Mais tu n’es plus dans la vie active ! Et tu n’as plus les mêmes forces physiques et psychiques qu’avant pour éventuellement t’occuper !

Il y a aussi une autre raison pour laquelle je me mets parfois dans un drôle d’état suite à des événements, des contrariétés : après des années de carcan ‘(oui j’ose le dire) avec les traitements, ses effets secondaires, les opérations, les examens etc, je n’ai envie que d’une chose avoir une vie plus paisible et sereine. Comme tout le monde, vous me direz, mais en fait c’est comme si je n’ai plus la force de vivre encore des moments difficiles parce que j’ai épuisé toutes mes forces pour combattre la maladie. C’est un peu comme les jeux vidéos, on te donne des vies pour combattre les méchants (ici le cancer) et t’as épuisé tes vies GAME OVER ! Ici ce sont tes forces que tu as épuisées !

Alors, je sais mon blog est là pour donner l’espoir plutôt que de dépeindre un état négatif mais il faut aussi témoigner que tout n’est pas non plus rose. C’est rare que je confie mes émotions mais j’aimerais partager cette réalité aussi avec d’autres et aussi peut être pour que les personnes qui nous entourent réalisent que ce n’est pas si simple.

Merci toutefois de m’avoir lu jusqu’ici BRAVO !

Et je vous rassure, détestant me voir ainsi, je prends les choses en main pour ne pas rester dans cet état : la psy bien sur m’y aide mais j’ai pris plein d’autres résolutions qui seront dans mes prochains articles et qui sait donneront peut être des idées à ceux qui passent par ces moments là

Je serai ravie de lire vos témoignages : suis je toute seule dans cet état ? Je ne pense pas car je communique avec certaines de ma page facebook qui témoigne aussi de ce post cancer et vous pouvez lire cet article de Rose magazine qui décrit des témoignages sur ce coup de blues post cancer : trouver sa place, la peur de la récidive, se trouver car on a changé (moi qui était sociable par exemple, j’ai du mal à présent à participer à des repas ou des événements où il y a trop de monde, à discuter avec certaines personnes)

Cet article de rose et le mien permettront aussi de se dire que vous n’êtes pas seule si vous le vivez et que c’est NORMAL !

n’hésitez pas à laisser un commentaire que je lirai avec plaisir